Session de rattrapage pour Olivier Carré qui découvre un peu tardivement que l’on peut structurer une filière locale d’approvisionnement des cantines scolaires :
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Session de rattrapage pour Olivier Carré qui découvre un peu tardivement que l’on peut structurer une filière locale d’approvisionnement des cantines scolaires : Le maire m’a demandé des nouvelles des travaux au lycée Pothier. Voici ma réponse: Contrairement aux caricatures que l’on peut lire ici ou là, voir les commentaires sur mon dernier article sur ce sujet, nous posons de réelles questions sur ce projet quitte à gâcher le bel engouement des autres partis politiques. Voici un extrait de l’argumentaire que nous avons envoyé à la commission du débat public : « Un vrai débat public sur la ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Ferrand-Lyon ne peut pas se contenter de porter uniquement sur les quatre grandes familles de tracés proposées : il doit en premier lieu interroger l’opportunité du projet dans sa globalité. Pour les écologistes, l’enjeu essentiel en matière de transport ferroviaire réside dans les déplacements de la vie quotidienne. Nous assistons à la dégradation accélérée des infrastructures existantes. Face à la grogne légitime de nombreux usagers aspirant tout simplement à ce que leur train arrive à l’heure, la SNCF a publiquement reconnu, en début d’année 2011, l’existence de lignes malades, parmi lesquelles Paris-Orléans-Blois-Tours et Paris-Montargis-Nevers-Clermont-Ferrand. Alors qu’il n’y a jamais eu autant de projets de LGV, les acteurs publics réalisent-ils qu’il y a un réseau à sauver ? De nos jours, compte tenu de la nécessité de diminuer les émissions de gaz à effet de serre, les principaux efforts financiers doivent viser un fort report de la route vers le rail pour les déplacements domicile-travail (ou études) ainsi que pour le fret, tout en favorisant un meilleur maillage territorial. Cela passe donc par l’optimisation du réseau existant, mais encore par la réouverture de lignes aux voyageurs, par le développement de lignes dans les zones périurbaines, par la modernisation de gares, … Il y a un choix à faire ! L’Etat disposerait de 14 milliards d’euros pour engager un tel projet… alors qu’il est incapable aujourd’hui d’assurer correctement la maintenance et la rénovation de l’existant ? La priorité : sauver et moderniser le réseau existant La dégradation du réseau ferroviaire existant, dont les effets s’observent hélas avec de plus en plus d’acuité, doit conduire les pouvoirs publics à réaliser que le véritable enjeu des années qui viennent va consister à le sauver et à le moderniser. La construction d’une LGV coûte plus de 10 fois plus cher que la fiabilisation d’une ligne existante : au moins 20 M€ le km de nouvelle LGV (voie double) contre 500 000 € du km en voie unique pour la rénovation des lignes classiques. Les travaux nécessaires à l’optimisation du réseau existant (comme la création d’une 4ème voie entre Toury et Cercottes, les suppressions de passages à niveaux, la mise en place d’installations permanentes de contresens, etc.) sont faisables dans des délais relativement courts, c’est une question de choix politique. Réouvrir des lignes fermées Les réouvertures aux voyageurs des lignes Chartres-Orléans, Orléans-Châteauneuf ou Châteauroux-Loches, plus généralement le développement des étoiles ferroviaires de Tours et d’Orléans : voilà des projets à même de concourir au report modal et à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, en permettant à des milliers de nos concitoyens de se rendre en train à leur travail. Réouvrir une ligne au trafic voyageurs revient en moyenne à 1,2 M€ du kilomètre en voie unique : là encore, c’est quelque chose de faisable bien plus rapidement qu’une nouvelle LGV. L’impact environnemental L’impact environnemental d’une LGV est nettement supérieur à celui d’une ligne classique : Le tracé « Ouest Sud », soutenu en région Centre, nécessiterait en particulier : Le risque de déclassement du Val de Loire comme patrimoine mondial de l’UNESCO n’est pas à négliger. La LGV traverserait la région Centre, mais elle ne la maillerait pas La raison d’être essentielle du projet, « désaturer » Paris-Lyon, ne constitue pas un objectif structurant pour la région Centre, mais seulement une réponse à la croissance du trafic sur cette ligne. Le doublement de Paris-Lyon devrait offrir un temps de parcours égal ou inférieur à l’actuelle LGV (1h57). Il ne faut donc pas s’attendre à voir chaque TGV s’arrêter à Orléans, puis quelque part dans le Cher, puis quelque part en Auvergne, avant de rejoindre Lyon ! Nous réclamons au contraire de renforcer le maillage du territoire régional, d’une part en fiabilisant et en optimisant le réseau ferroviaire existant, d’autre part en le développant avec des réouvertures de lignes. Accélérer, par ailleurs, les investissements sur l’axe Rhône-Alpes-Centre-Océan, ce serait s’ouvrir non seulement vers Lyon, l’Auvergne ou la Bourgogne, mais aussi vers la façade atlantique (et en particulier vers le port de Nantes-Saint-Nazaire). L’intérêt est à la fois régional, interrégional et européen (Nantes-Genève). Cette « croix » nord-sud/est-ouest, avec Vierzon pour point d’intersection, c’est le choix de l’audace : plutôt que de se satisfaire d’une position passive de périphérie parisienne, le Centre bénéficierait de son statut de carrefour à l’intersection de 2 axes transversaux du territoire national. L’intérêt pratique des usagers Au lieu de faire rêver nos concitoyens avec un projet pharaonique qui a de toute façon Des gains de temps à relativiser Sur Paris-Orléans, le meilleur temps de parcours serait estimé à 35 minutes avec une LGV (dans les scénarios « Ouest-Sud » et « Ouest » seulement). Mais on pourrait gagner du temps en réalisant quelques travaux moins prestigieux mais très concrets, comme la mise en place d’une 4ème voie entre Toury et Cercottes (actuel goulet d’étranglement du trafic entre Paris et Orléans). De même, pour un coût bien moindre que celui d’une LGV, ce sont près de 15 minutes qui pourraient être gagnées entre Paris et Châteauroux sur la ligne POLT classique si étaient enfin supprimés les derniers passages à niveau et si on y mettait du matériel plus rapide permettant d’atteindre 220 km/h entre Etampes et Argenton. La vraie attente des usagers : des trains fréquents qui arrivent à l’heure ! Avant de se lancer dans la construction d’une nouvelle LGV, les pouvoirs publics doivent identifier les besoins auxquels ils doivent répondre en priorité. L’aspiration principale de nos concitoyens est-elle de gagner quelques minutes pour rejoindre Paris ? Il nous semble que les deniers publics seraient dépensés de manière nettement plus responsable et durable s’ils permettaient, via l’amélioration du réseau existant et la réouverture aux voyageurs de certaines lignes aujourd’hui fermées, d’assurer une meilleure qualité du service, avec des trains fréquents, confortables, accessibles, maillant convenablement le territoire régional, et qui arrivent à l’heure ! »
« Suite à un incident technique sur la voie »… le vrai débat n’aura pas lieu…Premier présupposé : les TGV sont indispensables au développement local. Second présupposé : il faut que la ligne passe par Orléans pour que nous ne soyons pas irrémédiablement hors jeu. Là encore, la logique paraît implacable, mais le raisonnement est à la fois faussé et insupportablement nombriliste. Déjà lors du Conseil municipal de juillet, Charles-Éric Lemaignen l’avait exprimé avec des termes qui ne laissent pas place au moindre état d’âme : « de plus en plus, il y aura une compétition entre les territoires, qu’on le veuille ou qu’on le regrette, c’est une réalité objective, et dans cette compétitivité des territoires, le rôle des élus, c’est de faire du marketing territorial, c’est de donner tous les atouts à nos territoires pour qu’ils puissent bien se comporter dans cette compétition ». Marketing territorial !… Cela à l’avantage d’être clair… Dans la bouche d’un président d’agglomération, c’est-à-dire d’une communauté de communes, cela fait frémir… On imagine les attaques compétitives que peuvent craindre les communes hors AgglO, en vertu de ce « chacun-pour-soi ». Mais CE Lemaignen est aussi élu municipal à Orléans. A-t-il ainsi la même conception de la compétition au sein des communes de l’AgglO, chacune sur son territoire ? Pourquoi poser le débat sur ces bases ? Sans doute car il faut éviter les questions qui fâchent… Avec 12 à 14 milliards d’investissements, à qui fera-t-on croire que les autres projets ferroviaires ne seront pas impactés ? Le Fret et le réseau existant sont fortement dégradés, et les finances publiques à l’agonie. La priorité donnée aux LGV pénalise encore, s’il en était besoin, le trafic de proximité, l’entretien et le développement des lignes existantes, dont le mauvais fonctionnement exaspère pourtant les milliers d’utilisateurs orléanais. Les habitants de l’agglomération ont-ils besoin de quelques trains extrêmement rapides et chers vers Paris ou Lyon, ou bien de trains qui circuleraient plus souvent et seraient à l’heure ? Ou encore de la remise en service de lignes qui permettront de rejoindre l’agglomération en transports en commun ? C’est avec ce type d’argument de marketing territorial que des régions voisines se mènent une guerre fratricide, au final destructrice, dévoreuse d’énergie et incapable de permettre de répondre sereinement aux enjeux qui sont posés. Certains ego politiques y trouveront leur compte, une gloriole déplacée, une vanité personnelle, le sentiment de se sentir important parce que l’on a su peser sur la décision, mais sans se préoccuper de savoir si le projet défendu est bel et bien le plus adapté, le plus pertinent.
De splendides journées estivales, des mariniers de l’Orléanais revenus nombreux accoster après avoir quelque peu boudé l’organisation de la précédente édition, de savoureuses spécialités et de truculents spectacles, à moins que ce ne soit l’inverse… Une attention enfin apportée à éviter le gâchis des gobelets et au tri des déchets… même s’il faudra amplifier la communication à ce sujet pour que les pratiques des consommateurs changent vraiment. L’édition 2011 du festival aura donc été bien plaisante. Au lendemain de la cinglante défaite de la droite aux élections sénatoriales, avec tout ce que celle-ci implique de mise en cause de la politique de la majorité présidentielle, et à la veille d’une grande manifestation des enseignants excédés par une n-ième rentrée consécutive de suppression de postes, Olivier Carré poste sur son blog une « vidéo de rentrée 2011″, consacrée aux sujets qui lui semblent devoir être mis en avant : l’intervention de la France et de l’Angleterre en Lybie et les efforts de la France et de l’Allemagne pour sauver on ne sait plus trop qui de la Grèce ou des banques, à moins que ce ne soit les profits des marchés financiers. Il est sans aucun doute encore bien tôt pour tirer le moindre bilan politique de ces sujets complexes et loin d’être résolus. On me taxera certainement de mauvais esprit pour y voir l’occasion de glorifier l’action de la majorité UMP, en occultant les sujets qui fâchent… Un débat d’experts commence à avoir lieu pour savoir quel serait le coût de la sortie du nucléaire. Le moins qu’on puisse dire est que certains sont prêts à tous les coups bas pour tenter de perdre les français et de biaiser le débat. Voici la réponse de Benjamin Dessus aux propos scandaleux de Bernard Bigot dans Le Figaro car son droit de réponse ne sera pas publié par le journal: « Une explosion nucléaire… de milliards! Le 3 mai dernier, Nicolas Sarkozy déclarait aux travailleurs de la centrale nucléaire de Gravelines: «Ceux qui veulent qu’on sorte du nucléaire, est-ce qu’ils sont prêts à trouver les 45 milliards d’euros pour compenser? C’est irresponsable.» Le 22 septembre, Le Figaro fait sa Une sur une phrase choc: «Plus de 750 milliards d’euros, la facture exorbitante d’un arrêt du nucléaire». Suit une interview de Bernard Bigot, haut commissaire au CEA. Il déclare, sur la base du chiffre de 250 milliards d’euros avancé par le journaliste pour la «sortie» allemande, sans d’ailleurs qu’on sache par qui et sur quelles bases ce chiffre a été établi, que, puisque le parc nucléaire français est trois fois plus important que l’allemand,«l’impact risque d’être encore plus lourd que la simple application d’une règle de trois». Le tour est joué et le journal affiche «Sortir de l’atome coûterait au bas mot 750 milliards à la France». Impressionnant! Benjamin Dessus est corédacteur, avec Jean-Michel Charpin et René Pellat, du rapport au premier ministre : Etude économique prospective de la filière électrique nucléaire (La documentation française, 2000) » Dans toute la France comme dans le Loiret, la gauche unie autour du PS, d’Europe Ecologie Les Verts et du PRG a marquée des points. La majorité au Sénat pour la première fois dans la 5ème République; 10 élus EELV, et à parité s’il vous plaît, et Jean-Pierre Sueur réélu dès le premier tour. Une majorité de gauche au sénat va permettre de dissuader ou retarder certaines mesures antisociales prises par le gouvernement. Je pense en particulier à l’augmentation de la taxe sur les mutuelles qui pourrait passer de 3,5 à 7 % et qui coûterait plus d’un milliard à l’ensemble les français. 10 élu-e-s EELV nous permettront de créer un groupe parlementaire même si aujourd’hui il faut 15 élus pour constituer un groupe, mais tout laisse à penser que la nouvelle majorité de gauche devrait prendre la décision de réduire le nombre d’élus nécessaires afin de nous permettre une certaine autonomie d’actions. EELV a également réussi l’exploit de faire élire 5 femmes et 5 hommes, cas unique au sénat. Preuve que lorsqu’on veut, on peut ! Nous espérions tous que les grands électeurs du Loiret sauraient reconnaître la force de travail de Jean-Pierre Sueur. Nous n’avons pas été déçus puisqu’il est le seul à avoir été élu dès le premier tour. Même monsieur Doligé qui a tenté de minimiser la qualité et l’énorme travail de Jean-Pierre a dû patienter jusqu’au second tour. Il me plaît de penser que Une bien belle journée qui laisse entrevoir de nouvelles victoires pour la gauche si nous continuons à travailler ensemble, dans le respect de nos différences, avec la volonté d’avancer pour la gauche, ses valeurs et pour tous nos compatriotes. Lu dans La Rèp:
Je m’étonne de la réaction de monsieur Montillot qui décidément n’accepte pas qu’on puisse critiquer sa politique de sécurité à Orléans. Ce que je dis dans mon texte est simplement le résultat du dialogue que j’ai eu avec la police nationale. Lorsque je leur ai dit que j’avais l’intention de me rendre à la police municipale, ils m’ont répondu que je n’avais pas à le faire car ce sont eux qui saisissent la municipale pour obtenir les images. Ils m’ont également indiqué que la caméra dont je parlais couvrait toute la place de Loire et qu’il serait donc impossible de reconnaître le malfaiteur sauf si l’opérateur avait zoomé à ce moment précis sur la garage à vélos. Monsieur Montillot devrait savoir que seul un dépôt de plainte permet d’obtenir de l’assurance un remboursement partiel, la moitié du prix d’achat dans mon cas. Enfin, seule la police nationale a le pouvoir d’enquêter et la police municipale m’aurait donc légitimement demandé d’aller à la police nationale pour que j’ai une petite chance de retrouver mon bien. Mon cas n’est pas isolé et les témoignages que je reçois depuis la publication de l’article dans la Rèp me laissent penser que les caméras de surveillance sont loin d’avoir prouvé leur efficacité. C’est simplement ce débat que j’aimerais avoir sereinement avec monsieur Montillot. Maintenant, si monsieur Montillot avait lu le texte posté sur mon blog avant de répondre n’importe quoi aux journalistes, il aurait pu éviter une polémique de rentrée qui va beaucoup plus loin que mon problème de vélo volé. Mais nous savons bien tous que certains préfèrent caricaturer les propos de leurs adversaires politiques plutôt que de se poser les bonnes questions. En l’occurrence, l’évaluation du dispositif des caméras de surveillance de la ville d’Orléans pourrait nous éclairer sur son utilité… |
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