À ne pas oublier!

manifeste "ras la fraise"

à l'occasion de la semaine du goût, qui existe également en Suisse, une citoyenne Helvète a lancé une pétition contre les fruits et légumes hors-saison, ainsi qu'un site qui fourmille d'arguments pour éviter la consommation décalée...

conseils…

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du Bio dans nos cantines scolaires

Session de rattrapage pour Olivier Carré qui découvre un peu tardivement que l’on peut structurer une filière locale d’approvisionnement des cantines scolaires :


CM20110930-bio-cantines-scolaires par blogJPGrand

Le maire m'interpelle sur le lycée Pothier

Le maire m’a demandé des nouvelles des travaux au lycée Pothier. Voici ma réponse:


CM20110930-investissements-etablissements… par blogJPGrand

POCL: une fausse bonne idée ?

Contrairement aux caricatures que l’on peut lire ici ou là, voir les commentaires sur mon dernier article sur ce sujet, nous posons de réelles questions sur ce projet quitte à gâcher le bel engouement des autres partis politiques. Voici un extrait de l’argumentaire que nous avons envoyé à la commission du débat public :

« Un vrai débat public sur la ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Ferrand-Lyon ne peut pas se contenter de porter uniquement sur les quatre grandes familles de tracés proposées : il doit en premier lieu interroger l’opportunité du projet dans sa globalité.

Pour les écologistes, l’enjeu essentiel en matière de transport ferroviaire réside dans les déplacements de la vie quotidienne.

Nous assistons à la dégradation accélérée des infrastructures existantes. Face à la grogne légitime de nombreux usagers aspirant tout simplement à ce que leur train arrive à l’heure, la SNCF a publiquement reconnu, en début d’année 2011, l’existence de lignes malades, parmi lesquelles Paris-Orléans-Blois-Tours et Paris-Montargis-Nevers-Clermont-Ferrand. Alors qu’il n’y a jamais eu autant de projets de LGV, les acteurs publics réalisent-ils qu’il y a un réseau à sauver ?

De nos jours, compte tenu de la nécessité de diminuer les émissions de gaz à effet de serre, les principaux efforts financiers doivent viser un fort report de la route vers le rail pour les déplacements domicile-travail (ou études) ainsi que pour le fret, tout en favorisant un meilleur maillage territorial. Cela passe donc par l’optimisation du réseau existant, mais encore par la réouverture de lignes aux voyageurs, par le développement de lignes dans les zones périurbaines, par la modernisation de gares, …

Il y a un choix à faire !

L’Etat disposerait de 14 milliards d’euros pour engager un tel projet… alors qu’il est incapable aujourd’hui d’assurer correctement la maintenance et la rénovation de l’existant ?

La priorité : sauver et moderniser le réseau existant

La dégradation du réseau ferroviaire existant, dont les effets s’observent hélas avec de plus en plus d’acuité, doit conduire les pouvoirs publics à réaliser que le véritable enjeu des années qui viennent va consister à le sauver et à le moderniser.

La construction d’une LGV coûte plus de 10 fois plus cher que la fiabilisation d’une ligne existante : au moins 20 M€ le km de nouvelle LGV (voie double) contre 500 000 € du km en voie unique pour la rénovation des lignes classiques.

Les travaux nécessaires à l’optimisation du réseau existant (comme la création d’une 4ème voie entre Toury et Cercottes, les suppressions de passages à niveaux, la mise en place d’installations permanentes de contresens, etc.) sont faisables dans des délais relativement courts, c’est une question de choix politique.

Réouvrir des lignes fermées

Les réouvertures aux voyageurs des lignes Chartres-Orléans, Orléans-Châteauneuf ou Châteauroux-Loches, plus généralement le développement des étoiles ferroviaires de Tours et d’Orléans : voilà des projets à même de concourir au report modal et à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, en permettant à des milliers de nos concitoyens de se rendre en train à leur travail.

Réouvrir une ligne au trafic voyageurs revient en moyenne à 1,2 M€ du kilomètre en voie unique : là encore, c’est quelque chose de faisable bien plus rapidement qu’une nouvelle LGV.

L’impact environnemental

L’impact environnemental d’une LGV est nettement supérieur à celui d’une ligne classique :
la largeur de l’emprise est pratiquement doublée : 25 mètres en moyenne contre 13 en double voie classique,
les terrassements sont bien plus importants : la vitesse maximale élevée impose de très grands rayons de courbe qui s’inscrivent difficilement dans le paysage naturel,
la coupure pour la faune est équivalente à celle occasionnée par une autoroute.

Le tracé « Ouest Sud », soutenu en région Centre, nécessiterait en particulier :
d’accroître très sensiblement en Sologne, première zone Natura 2000 de France, l’emprise du couloir qui accueille déjà la voie ferrée POLT et l’autoroute A71, ou d’y créer une nouvelle saignée,
de traverser soit la réserve naturelle nationale de Saint-Mesmin (variante ouest), soit des sites inscrits et classés de la vallée de la Loire (variante est),
un nouveau pont sur la Loire (en plus des 5 menaces déjà envisagées par ailleurs entre Meung et Sully).

Le risque de déclassement du Val de Loire comme patrimoine mondial de l’UNESCO n’est pas à négliger.

La LGV traverserait la région Centre, mais elle ne la maillerait pas

La raison d’être essentielle du projet, « désaturer » Paris-Lyon, ne constitue pas un objectif structurant pour la région Centre, mais seulement une réponse à la croissance du trafic sur cette ligne.

Le doublement de Paris-Lyon devrait offrir un temps de parcours égal ou inférieur à l’actuelle LGV (1h57). Il ne faut donc pas s’attendre à voir chaque TGV s’arrêter à Orléans, puis quelque part dans le Cher, puis quelque part en Auvergne, avant de rejoindre Lyon !

Nous réclamons au contraire de renforcer le maillage du territoire régional, d’une part en fiabilisant et en optimisant le réseau ferroviaire existant, d’autre part en le développant avec des réouvertures de lignes.

Accélérer, par ailleurs, les investissements sur l’axe Rhône-Alpes-Centre-Océan, ce serait s’ouvrir non seulement vers Lyon, l’Auvergne ou la Bourgogne, mais aussi vers la façade atlantique (et en particulier vers le port de Nantes-Saint-Nazaire). L’intérêt est à la fois régional, interrégional et européen (Nantes-Genève).

Cette « croix » nord-sud/est-ouest, avec Vierzon pour point d’intersection, c’est le choix de l’audace : plutôt que de se satisfaire d’une position passive de périphérie parisienne, le Centre bénéficierait de son statut de carrefour à l’intersection de 2 axes transversaux du territoire national.

L’intérêt pratique des usagers

Au lieu de faire rêver nos concitoyens avec un projet pharaonique qui a de toute façon
très peu de chances de voir le jour, il est urgent de répondre à leurs réelles attentes.

Des gains de temps à relativiser

Sur Paris-Orléans, le meilleur temps de parcours serait estimé à 35 minutes avec une LGV (dans les scénarios « Ouest-Sud » et « Ouest » seulement). Mais on pourrait gagner du temps en réalisant quelques travaux moins prestigieux mais très concrets, comme la mise en place d’une 4ème voie entre Toury et Cercottes (actuel goulet d’étranglement du trafic entre Paris et Orléans). De même, pour un coût bien moindre que celui d’une LGV, ce sont près de 15 minutes qui pourraient être gagnées entre Paris et Châteauroux sur la ligne POLT classique si étaient enfin supprimés les derniers passages à niveau et si on y mettait du matériel plus rapide permettant d’atteindre 220 km/h entre Etampes et Argenton.

La vraie attente des usagers : des trains fréquents qui arrivent à l’heure !

Avant de se lancer dans la construction d’une nouvelle LGV, les pouvoirs publics doivent identifier les besoins auxquels ils doivent répondre en priorité. L’aspiration principale de nos concitoyens est-elle de gagner quelques minutes pour rejoindre Paris ? Il nous semble que les deniers publics seraient dépensés de manière nettement plus responsable et durable s’ils permettaient, via l’amélioration du réseau existant et la réouverture aux voyageurs de certaines lignes aujourd’hui fermées, d’assurer une meilleure qualité du service, avec des trains fréquents, confortables, accessibles, maillant convenablement le territoire régional, et qui arrivent à l’heure ! »

Débat sur le POCL : mauvais aiguillage


« Suite à un incident technique sur la voie »… le vrai débat n’aura pas lieu…

Premier présupposé : les TGV sont indispensables au développement local.
En réalité, rien n’est moins sûr, et il y aurait bien lieu, avant d’envisager de mettre autant d’argent dans ce seul panier, de savoir s’ils tiennent toutes leurs promesses…
Lorsque l’on fouille un peu dans les bilans LOTI (études de la Loi d’Orientation sur les Transports Intérieurs, évaluations socio-économiques a posteriori des projets de transports) des dernières réalisations de LGV, on s’aperçoit que tout cela n’a en réalité aucune évidence. Chaque cas est particulier, chaque ville desservie ne profitera pas obligatoirement de l’aubaine, au mieux dans des proportions au final assez modestes et modérées par des effets pervers non négligeables. Un invariant par contre de ces études : les bénéfices économiques mis en avant par les dossiers de la SNCF et de RFF (Réseaux Ferrés de France) sont immanquablement surestimés, tandis que les coûts engagés sont tout aussi infailliblement sous-estimés !
Les chercheurs de l’Urca (Université de Reims Champagne-Ardenne) et de l’Omi (organisations marchandes et institutions), chargés de recherches, dans le cadre d’un contrat avec l’État, sur les « enjeux et opportunités de la grande vitesse ferroviaire en termes de développement local et de développement durable », osent de leur côté indiquer que l’impact du TGV sur l’économie est « limité » et en aucun cas automatique ni général. Jusqu’à évoquer le « mythe » des « effets structurants »… En réalité : principalement des relocalisations d’entreprises internes aux agglomérations, des épiphénomènes en matière d’immobilier et de tourisme… Rien de très marquant, et surtout dépendant d’autres paramètres d’accompagnement mis en place par les collectivités.
Bref, une analyse un tant soit peu objective pousse à être infiniment plus prudent que ce que nous déclament aujourd’hui une grande majorité d’élus orléanais en rivalisant de superlatifs…

Second présupposé : il faut que la ligne passe par Orléans pour que nous ne soyons pas irrémédiablement hors jeu. Là encore, la logique paraît implacable, mais le raisonnement est à la fois faussé et insupportablement nombriliste. Déjà lors du Conseil municipal de juillet, Charles-Éric Lemaignen l’avait exprimé avec des termes qui ne laissent pas place au moindre état d’âme : « de plus en plus, il y aura une compétition entre les territoires, qu’on le veuille ou qu’on le regrette, c’est une réalité objective, et dans cette compétitivité des territoires, le rôle des élus, c’est de faire du marketing territorial, c’est de donner tous les atouts à nos territoires pour qu’ils puissent bien se comporter dans cette compétition ». Marketing territorial !… Cela à l’avantage d’être clair… Dans la bouche d’un président d’agglomération, c’est-à-dire d’une communauté de communes, cela fait frémir… On imagine les attaques compétitives que peuvent craindre les communes hors AgglO, en vertu de ce « chacun-pour-soi ». Mais CE Lemaignen est aussi élu municipal à Orléans. A-t-il ainsi la même conception de la compétition au sein des communes de l’AgglO, chacune sur son territoire ?
En réalité, ce que nous pouvons attendre au mieux du passage du TGV à Orléans consistera en la délocalisation de quelques usines de la région parisienne, attirées par des loyers moins onéreux. Un poil plus d’activité par ici, un poil moins à une centaine de kilomètres, la belle affaire… Et l’enterrement de toute idée de solidarité et de coopération territoriale, pourtant revendiquée partout comme une nécessité pour le développement harmonieux de tous, en jouant plutôt sur la complémentarité des territoires, la coopération économique et culturelle… Des valeurs qui semblent ne pas résister au libéralisme exacerbé.
Ce schéma qui nous est proposé pour clore le débat avant qu’il ait même commencé, c’est : chacun pour soi, que le meilleur gagne, malheur au perdant. On ne s’interroge pas de savoir si le projet est bon ou mauvais, on présuppose qu’il est avantageux et on espère en profiter plus que le voisin.

Pourquoi poser le débat sur ces bases ? Sans doute car il faut éviter les questions qui fâchent… 

Avec 12 à 14 milliards d’investissements, à qui fera-t-on croire que les autres projets ferroviaires ne seront pas impactés ? Le Fret et le réseau existant sont fortement dégradés, et les finances publiques à l’agonie. La priorité donnée aux LGV pénalise encore, s’il en était besoin, le trafic de proximité, l’entretien et le développement des lignes existantes, dont le mauvais fonctionnement exaspère pourtant les milliers d’utilisateurs orléanais. Les habitants de l’agglomération ont-ils besoin de quelques trains extrêmement rapides et chers vers Paris ou Lyon, ou bien de trains qui circuleraient plus souvent et seraient à l’heure ? Ou encore de la remise en service de lignes qui permettront de rejoindre l’agglomération en transports en commun ?
Autre problématique évacuée par cette volonté aveugle de privilégier à tout prix le passage par Orléans : l’impact écologique. Les analyses du dossier de maîtrise d’ouvrage montrent clairement que les conséquences environnementales sont sensiblement plus importantes dans les variantes qui font passer la ligne par Orléans. Les autres options sont loin d’être exemplaires, mais éloignent Orléans de 5 minutes pour un bilan écologique un peu plus favorable. Comment balayer cela d’un geste pour, contre toute logique normale d’un rapporteur du Grenelle de l’Environnement, et continuer à soutenir l’indispensable passage par la ville ? Le prestige, toujours le prestige… 
 
C’est toutes les responsabilités que devrait imposer un investissement chiffré en milliards d’euros qui sont évacuées. En bref : un projet aux retombées en réalité hypothétiques, un marketing territorial aux effets désastreux, un investissement majeur qui ne laissera aucune marge de manœuvre aux autres besoins ferroviaires, le lobbying des élus qui y voient une raison de se croire influents et de tirer gloire d’une décision « prestigieuse ».
En prime : la culpabilisation infantilisante vis-à-vis de ceux qui joueraient contre leur « camp », contre les intérêts de leur ville… Est-ce cela la politique ? Est-ce la défense de prés carrés et d’intérêts particuliers, quels qu’ils soient, plutôt que de l’intérêt commun ?

C’est avec ce type d’argument de marketing territorial que des régions voisines se mènent une guerre fratricide, au final destructrice, dévoreuse d’énergie et incapable de permettre de répondre sereinement aux enjeux qui sont posés. Certains ego politiques y trouveront leur compte, une gloriole déplacée, une vanité personnelle, le sentiment de se sentir important parce que l’on a su peser sur la décision, mais sans se préoccuper de savoir si le projet défendu est bel et bien le plus adapté, le plus pertinent.
Le contexte n’est pas au débat mais à l’acclamation, à l’exaltation complaisante et illusoire. Dommage.

Dormez tranquille NKM veille !

La ministre de l’écologie, Nathalie Kociusko Morizet, n’est pas née de la dernière pluie. Elle a longuement expliqué sur France Inter que le petit jeu des multinationales du pétrole qui essayent de contourner le moratoire sur l’extraction par fracturation hydraulique des gaz de schistes en utilisant un vocabulaire différent ne marchait pas. La ministre veille donc, mais il me vient une question : pourquoi ne pas abroger purement et simplement les permis d’exploration dans la mesure où il n’y a aujourd’hui aucune autre technique d’extraction connue ? Ce serait un moyen simple qui éviterait que, malgré tous ses efforts, la ministre se fasse piéger. je ne peux croire que la véritable raison soit au contraire de permettre les carottages qui, révélant « d’extraordinaires » potentiels de production, amènent la ministre à autoriser les forages au nom de l’indépendance énergétique. Je peux ? ah bon…

Rive gauche, le côté sombre des fêtes de Loire…

De splendides journées estivales, des mariniers de l’Orléanais revenus nombreux accoster après avoir quelque peu boudé l’organisation de la précédente édition, de savoureuses spécialités et de truculents spectacles, à moins que ce ne soit l’inverse… Une attention enfin apportée à éviter le gâchis des gobelets et au tri des déchets… même s’il faudra amplifier la communication à ce sujet pour que les pratiques des consommateurs changent vraiment. L’édition 2011 du festival aura donc été bien plaisante.
Ah si ! Un regret subsiste toujours, encore plus évident lorsque l’on observe l’afflux des passants pressés de rejoindre les quais de Loire : l’accès n’est vraiment pas satisfaisant… Quel dommage que Monsieur le Maire n’ait pas eu il y a quelques années, des étoiles plein les yeux, la vision d’une passerelle sur la Loire qui relierait les environs de la Place de la Bascule à Saint-Marceau et la place de Loire… Ce serait si agréable et pertinent de faire passer les dizaines de milliers de piétons d’une rive à l’autre, au-dessus du fleuve, en offrant de nouveaux espaces au festival vers la rive gauche de la Loire, vers le quartier de Saint-Marceau qui ne demande qu’à amplifier le succès des spectacles, des guinguettes et autres animations festives…
Cette extension semble si naturelle, et le lien avec les quartiers du sud d’Orléans si opportune, qu’il apparaît bien malencontreux que cette passerelle ait été refusée uniquement parce qu’elle n’était pas sur le bon programme des élections municipales de 2001 ! Eh oui, dix ans que serge Grouard a purement et simplement rayé d’un trait de plume ce projet.
Le coût et l’utilité d’une passerelle a pu en d’autres circonstances être jugé de façon beaucoup plus indulgente. Je maintiens pour ma part aujourd’hui plus que jamais que la construction de cet ouvrage est indispensable pour faciliter la traversée de la Loire et les déplacements doux Nord-Sud à Orléans, et qu’elle ajouterait beaucoup à la mise en valeur de la Loire.
Quant à moi, je rêve de voir les animations s’étendre vers Saint-Marceau, les quais au sud de la Loire et la place de la Bascule animés de la même joie festive aujourd’hui un peu à l’étroit sur les quais du Châtelet, et une traversée de la Loire enfin tranquille et agréable pour les piétons et les vélos, toute l’année…

Une rentrée décalée pour Olivier Carré

Au lendemain de la cinglante défaite de la droite aux élections sénatoriales, avec tout ce que celle-ci implique de mise en cause de la politique de la majorité présidentielle, et à la veille d’une grande manifestation des enseignants excédés par une n-ième rentrée consécutive de suppression de postes, Olivier Carré poste sur son blog une « vidéo de rentrée 2011″, consacrée aux sujets qui lui semblent devoir être mis en avant : l’intervention de la France et de l’Angleterre en Lybie et les efforts de la France et de l’Allemagne pour sauver on ne sait plus trop qui de la Grèce ou des banques, à moins que ce ne soit les profits des marchés financiers. Il est sans aucun doute encore bien tôt pour tirer le moindre bilan politique de ces sujets complexes et loin d’être résolus. On me taxera certainement de mauvais esprit pour y voir l’occasion de glorifier l’action de la majorité UMP, en occultant les sujets qui fâchent…
Pour un message adressé le 26 septembre 2011 et censé évoquer la « rentrée 2011″, difficile d’être plus en décalage avec l’actualité, ou plutôt d’ignorer aussi significativement les préoccupations de la communauté éducative, parents et enseignants du privé comme du public.
école dépouillée14.000 suppressions de postes sont prévues pour la rentrée 2011, à ajouter aux 50.000 du quinquennat, et avec la perspective d’une annonce au conseil des ministres du 28 septembre d’une nouvelle suppression de 14000 postes sur le budget 2012… La rentrée a démarré « sur les chapeaux de roues » en effet, comme toutes ces dernières années, mais avec une grande désespérance face à une situation qui ne va qu’en se dégradant au fil des années scolaires, sans aucune perspective favorable pour la prochaine édition…
Mais voilà sans doute un sujet de rentrée 2011 sur lequel Olivier Carré n’a pas vraiment envie de se prononcer. Ce qui peut se comprendre…

Combien coûterait la sortie du nucléaire ?

Un débat d’experts commence à avoir lieu pour savoir quel serait le coût de la sortie du nucléaire. Le moins qu’on puisse dire est que certains sont prêts à tous les coups bas pour tenter de perdre les français et de biaiser le débat. Voici la réponse de Benjamin Dessus aux propos scandaleux de Bernard Bigot dans Le Figaro car son droit de réponse ne sera pas publié par le journal:

« Une explosion nucléaire… de milliards!
Benjamin Dessus, président de Global Chance, réfute le chiffre de 750 milliards d’euros avancé par Le Figaro pour sortir du nucléaire.

Le 3 mai dernier, Nicolas Sarkozy déclarait aux travailleurs de la centrale nucléaire de Gravelines: «Ceux qui veulent qu’on sorte du nucléaire, est-ce qu’ils sont prêts à trouver les 45 milliards d’euros pour compenser? C’est irresponsable.» Le 22 septembre, Le Figaro fait sa Une sur une phrase choc: «Plus de 750 milliards d’euros, la facture exorbitante d’un arrêt du nucléaire». Suit une interview de Bernard Bigot, haut commissaire au CEA. Il déclare, sur la base du chiffre de 250 milliards d’euros avancé par le journaliste pour la «sortie» allemande, sans d’ailleurs qu’on sache par qui et sur quelles bases ce chiffre a été établi, que, puisque le parc nucléaire français est trois fois plus important que l’allemand,«l’impact risque d’être encore plus lourd que la simple application d’une règle de trois». Le tour est joué et le journal affiche «Sortir de l’atome coûterait au bas mot 750 milliards à la France». Impressionnant!
On peut raisonnablement s’étonner d’une telle inflation en si peu de temps. Mais, au fait, d’où vient le chiffre allemand? Il semble bien que ce soit le chiffre annoncé à la presse par la banque KfW qui donnait une première évaluation des besoins de financement de la transition énergétique allemande sur une dizaine d’années, transition qui concerne l’ensemble du système énergétique, et pas seulement la sortie du nucléaire, au point que dans son communiqué, KfW ne mentionne même pas la sortie du nucléaire: 17 milliards d’euros pour des investissements d’économie d’électricité de 72 TWh (la moitié de la production nucléaire allemande), 145 milliards d’euros pour l’électricité renouvelable (dont la moitié justifiée par le remplacement de l’autre moitié de la production nucléaire allemande), 10 à 20 milliards d’euros pour les réseaux électriques et le stockage, 5 milliards d’euros pour les centrales à gaz. Au total, de l’ordre de 100 milliards d’euros au maximum d’investissements qu’on peut imputer à la volonté de sortie du nucléaire. Par contre, on ne nous dit rien des coûts d’investissement qui auraient été indispensables sans la décision de sortir du nucléaire pour renouveler ou réhabiliter le parc nucléaire et rénover le réseau électrique, ce qui diminuerait d’autant le coût de la sortie. C’est évidemment cette différence qui doit être calculée et prise en compte.
On comprend donc mal comment Bernard Bigot a pu laisser passer sans réagir le moins du monde une évaluation aussi manifestement fantaisiste et tronquée.
Pour la France, si l’on veut faire preuve d’un peu de sérieux, il faut comparer les investissements nécessaires à un scénario «business as usual» de poursuite du nucléaire tel qu’il existe dans les cartons du ministère de l’industrie et d’un scénario de sortie du nucléaire «à l’allemande» vers 2030, avec arrêt des réacteurs quand ils atteignent une durée de vie de l’ordre de 33 ans et une politique sérieuse d’économie d’électricité, comme le font les Allemands. Cet exercice a été fait par l’association Global Chance: il montre que le cumul des investissements concernant l’électricité (consommation et production) à réaliser d’ici 2031 dans un scénario de sortie du nucléaire en 2031 se situe autour de 410 milliards d’euros contre 470 dans un scénario «business as usual» fondé sur le remplacement des centrales nucléaires. Un investissement non pas supérieur, mais plutôt inférieur à celui du scénario «business as usual», qui s’explique en bonne partie par le faible coût d’investissement des économies d’électricité. Sans même compter que la facture électrique globale annuelle du scénario «sortie du nucléaire en 2030» est 25% moins lourde que celle du scénario de poursuite du nucléaire…Cette évaluation, bien qu’encore perfectible, montre bien que l’annonce du Figaro n’est manifestement pas fondée sur des données sérieuses. Le débat sur la sortie ou non du nucléaire mérite mieux que des caricatures d’évaluation économique.

Benjamin Dessus est corédacteur, avec Jean-Michel Charpin et René Pellat, du rapport au premier ministre : Etude économique prospective de la filière électrique nucléaire (La documentation française, 2000) »

Sénatoriales: une belle victoire pour la gauche

Dans toute la France comme dans le Loiret, la gauche unie autour du PS, d’Europe Ecologie Les Verts et du PRG a marquée des points. La majorité au Sénat pour la première fois dans la 5ème République; 10 élus EELV, et à parité s’il vous plaît, et Jean-Pierre Sueur réélu dès le premier tour.

Une majorité de gauche au sénat va permettre de dissuader ou retarder certaines mesures antisociales prises par le gouvernement. Je pense en particulier à l’augmentation de la taxe sur les mutuelles qui pourrait passer de 3,5 à 7 % et qui coûterait plus d’un milliard à l’ensemble les français.

10 élu-e-s EELV nous permettront de créer un groupe parlementaire même si aujourd’hui il faut 15 élus pour constituer un groupe, mais tout laisse à penser que la nouvelle majorité de gauche devrait prendre la décision de réduire le nombre d’élus nécessaires afin de nous permettre une certaine autonomie d’actions. EELV a également réussi l’exploit de faire élire 5 femmes et 5 hommes, cas unique au sénat. Preuve que lorsqu’on veut, on peut !

Nous espérions tous que les grands électeurs du Loiret sauraient reconnaître la force de travail de Jean-Pierre Sueur. Nous n’avons pas été déçus puisqu’il est le seul à avoir été élu dès le premier tour. Même monsieur Doligé qui a tenté de minimiser la qualité et l’énorme travail de Jean-Pierre a dû patienter jusqu’au second tour. Il me plaît de penser que
Jean-Pierre a également bénéficié d’une prime au non cumul des mandats, ce qui serait bon signe pour l’avenir…

Une bien belle journée qui laisse entrevoir de nouvelles victoires pour la gauche si nous continuons à travailler ensemble, dans le respect de nos différences, avec la volonté d’avancer pour la gauche, ses valeurs et pour tous nos compatriotes.

Renseignez-moi monsieur Montillot !

Lu dans La Rèp:

Je m’étonne de la réaction de monsieur Montillot qui décidément n’accepte pas qu’on puisse critiquer sa politique de sécurité à Orléans. Ce que je dis dans mon texte est simplement le résultat du dialogue que j’ai eu avec la police nationale. Lorsque je leur ai dit que j’avais l’intention de me rendre à la police municipale, ils m’ont répondu que je n’avais pas à le faire car ce sont eux qui saisissent la municipale pour obtenir les images. Ils m’ont également indiqué que la caméra dont je parlais couvrait toute la place de Loire et qu’il serait donc impossible de reconnaître le malfaiteur sauf si l’opérateur avait zoomé à ce moment précis sur la garage à vélos. Monsieur Montillot devrait savoir que seul un dépôt de plainte permet d’obtenir de l’assurance un remboursement partiel, la moitié du prix d’achat dans mon cas. Enfin, seule la police nationale a le pouvoir d’enquêter et la police municipale m’aurait donc légitimement demandé d’aller à la police nationale pour que j’ai une petite chance de retrouver mon bien. Mon cas n’est pas isolé et les témoignages que je reçois depuis la publication de l’article dans la Rèp me laissent penser que les caméras de surveillance sont loin d’avoir prouvé leur efficacité. C’est simplement ce débat que j’aimerais avoir sereinement avec monsieur Montillot.

Maintenant, si monsieur Montillot avait lu le texte posté sur mon blog avant de répondre n’importe quoi aux journalistes, il aurait pu éviter une polémique de rentrée qui va beaucoup plus loin que mon problème de vélo volé. Mais nous savons bien tous que certains préfèrent caricaturer les propos de leurs adversaires politiques plutôt que de se poser les bonnes questions. En l’occurrence, l’évaluation du dispositif des caméras de surveillance de la ville d’Orléans pourrait nous éclairer sur son utilité…