manifeste "ras la fraise"
à l'occasion de la semaine du goût, qui existe également en Suisse, une citoyenne Helvète a lancé une pétition contre les fruits et légumes hors-saison, ainsi qu'un site qui fourmille d'arguments pour éviter la consommation décalée...
Nicolas Sarkozy lors de sa visite au salon de l’agriculture de 2010 avait certainement voulu par ces mots essayer de se mettre dans la poche l’électorat agricole. Nous sommes habitués à ce double discours qui consiste à s’adapter à ses interlocuteurs et à leur dire ce que certains d’entre eux ont envie d’entendre. Ce n’est pas très courageux politiquement mais ce peut être efficace si les médias sont absents. Je considère que ces pratiques donnent une image pitoyable des politiques et que un jour ou l’autre ils paient ce manque de sincérité et de constance qui fait que la confiance s’instaure petit à petit avec les citoyens. Il faut avoir le courage de ses idées et mon expérience me montre chaque jour que savoir dire que l’on n’est pas d’accord avec son interlocuteur permet d’installer un respect mutuel. Si l’on était toujours d’accord, y compris dans le même parti, les débats seraient bien ternes.
Ce qui est sûr, c’est que la visite du Président de la République à Poitiers il y a quelques jours a eu un impact fort sur l’environnement. C’est en effet en avion au départ de Paris qu’il s’est rendu au futuroscope pour ses voeux au corps enseignant. Un voyage plus long en temps que s’il avait pris le TGV qui relie Paris à Poitiers en 1h30 puisque la gare est située à l’entrée su parc à thème et qui a surtout créer des désagréments pour les Poitevins qui tentaient de se rendre au travail ce jour-là. J’ose espérer que le Président de la République a compensé son impact carbone. Si le Président lui-même néglige le réseau TGV, à quoi bon l’étendre avec la ligne POCL ? Plus sérieusement, l’écologie est un mode de vie que monsieur Sarkozy ne partage pas, ne comprend pas et ne veut pas. Comment pourrait-on voter au XXI ème siècle pour une personne qui s’accroche aux comportements insouciants du XXème ?
Le rapport de l’ASN et ses conclusions selon lesquelles il faudra qu’EDF investisse au moins 10 milliards dans les 10 prochaines années pour sécuriser les centrales nucléaires n’est contesté par personne. Pas même le premier ministre qui a demandé aujourd’hui à EDF de réaliser ces investissements. On est en droit de s’interroger sur plusieurs points: pourquoi laisser 10 ans à EDF pour investir puisque par définition on ne sait pas où et quand une catastrophe peut arriver? Que se passe t’il si une catastrophe survient dans une centrale qui n’a pas encore été sécurisée et pour laquelle EDF prévoyait d’intervenir dans 9 ans ? Ne devrait-on pas investir tout de suite ces 10 milliards puisqu’il en va de la sécurité des citoyens ? Les banques doivent être disposées à prêter à EDF puisqu’elles savent que ce sont les français qui paieront la facture de toute manière.
Mais la vraie question à se poser est celle-ci: doit-on continuer à investir dans un moyen de production d’électricité dont la durée de vie est au plus de 50 ans ? Que fera t’on des déchets ultimes ? On les enterre comme le préconise le ministre Besson alors qu’on sait bien qu’ils resteront dangereux pour des millénaires et que ceux qui tomberont dessus par hasard ne sauront peut-être pas quel dangers ils représentent.
Avec 10 milliards on peut installer des panneaux photovoltaïques qui pourront produire l’électricité de 12 millions de foyers par an et pendant 25 ans au minimum. Sans évacuation de la population pour des centaines d’années dans un rayon de 50 kms en cas d’accident majeur et sans avoir à enfouir les déchets pour des millénaires.
Alors pourquoi continuer à investir dans une industrie dépassée et dangereuse ? Il est temps de tourner la page et de passer à une nouvelle aire, celle des énergies renouvelables.
Entendre Olivier Carré nous expliquer sur France Bleu ce matin que les 35h étaient responsables du manque de compétitivité de la France m’a permis de découvrir une des premiers arguments qui seront martelés par l’UMP pour les présidentielles et législatives à venir. Tout d’abord cette affirmation est fausse et ce n’est pas parce que les élus de l’UMP la martèleront qu’elle deviendra vraie. C’est faux car la France a une meilleure productivité que L’allemagne, Les Etas-Unis ou encore le Japon. C’est faux parce que la moyenne du travail hebdomadaire en France est de 36 h 30, là encore devant l’Allemagne. Ce n’est pas en travaillant plus qu’on travaille mieux. La meilleure preuve est que si l’UMP était si sûre que les 35h sont responsables de tous nos maux, il y a bien longtemps qu’elle les auraient abrogées ! Alors pourquoi marteler ces arguments qui ne résonnent que dans quelques cercles ultralibéraux français ? Pour tenter de cacher 10 ans de gestion calamiteuse de l’économie française ? Pour cacher l’impuissance de la droite française à empêcher la désindustrialisation de la France ? Elle si proche des dirigeants des grandes entreprises françaises qui ne trouve pas le moyen de les empêcher de délocaliser y compris en leur permettant de payer moins d’impôts et de charges que les commerçants, PME et autres petites entreprises ? Où en est la fin des paradis fiscaux promise par Nicolas Sarkozy ? On nous promet la mise en place de la TVA sociale en catastrophe avant les présidentielles alors que ce projet était remisé depuis plusieurs années dans les cartons du chef de l’état. Savoir faire campagne c’est bien, savoir agir quand on est aux responsabilités c’est mieux ! Le gouvernement et les parlementaires qui l’on soutenu devraient méditer cette phrase avant de nous asséner leurs éléments de langage au réveil.
En dévoilant il y a quelques jours le « palmarès national EcoQuartier 2011″, le ministère du développement durable s’est félicité du succès remporté par son appel à projet : pas moins de 394 collectivités ont apparemment déposé un dossier pour concourir. Soit environ 2 fois plus que pour la précédente édition, en 2009.
Ces chiffres laissent donc penser qu’en effet les projets innovants d’écoquartier sont plébiscités par les collectivités pour répondre de façon intelligente et concertée aux enjeux du développement durable dans sa dimension de l’aménagement urbain, des déplacements et du logement. Comme le souligne encore le ministère, les écoquartiers sont un engagement fort du Grenelle, l’un des leviers essentiels « de la mutation de la société française vers un nouveau modèle de développement : il vise à favoriser l’émergence d’une nouvelle façon de concevoir, construire, faire évoluer et gérer la ville. C’est en effet en ville que se concentrent les urgences en matière de développement durable, que ce soit dans le domaine environnemental, socioculturel ou économique. Les enjeux sont multiples, de l’étalement urbain à la qualité de l’air, du traitement des eaux usées à la congestion du trafic routier, de l’amélioration du cadre de vie au respect des générations à venir. » On ne saurai mieux dire…
Certaines collectivités ont compris cet enjeu, et se sont lancées il y a déjà quelques années dans des programmes ambitieux, qui permettent de projeter dans le bon sens la ville de demain.
La ZAC de Bonne, à Bordeaux, avait remporté le grand prix national en 2009. Cette année, il y a 2 vainqueurs : la Communauté Urbaine du Grand Nancy, pour l’aménagement du Plateau de Haye, et Lille Métropole, pour le site de l’Union.
Et malheureusement, pas de distinction pour la ville d’Orléans, pourtant si bien représentée dans les hautes sphères du Grenelle de l’environnement… Ceux qui prétendent s’y engager n’y croiraient-ils plus vraiment eux-même ?
Pas même un lot de consolation, pourtant presque innombrables : ni « Prix d’avenir », ni prix « Performances écologiques », que ce soit dans la mention « innovation » ou dans la mention « approche écologique globale », pas non plus pour le prix « Nature en ville » ou la « Qualité du projet à la vie de quartier » (où la ville de Tours reçoit un accessit pour l’écoquartier de Monconseil, seule distinction pour une ville de la région), ni même pour le « Renouvellement Urbain », catégorie « Rénovation de Quartier » ou « requalification urbaine »… Bref, rien de rien…
Et pour cause : Orléans n’a pas présenté de dossier, tout simplement parce qu’il n’a pas encore de projet d’aménagement d’écoquartier, ou du moins n’a-t-il qu’un embryon de projet, rien qui ne ressemble encore dans les intentions et le mode d’élaboration à ce qui caractérise la conception même d’un écoquartier.
Orléans a des projets d’aménagement, mais pas dans la catégorie « développement durable ». Orléans préfèrerait se distinguer dans la catégorie « sport professionnel et grands spectacles », mention « budget record », mais rien n’est prévu à ce chapitre dans le Grenelle. Dommage…
C’est d’autant plus désolant que les intentions étaient bonne, en 2008, lorsque Marie Cugny-Seguin a pris ses fonction d’adjointe au développement durable. Qu’on se souvienne de sa première interview, en avril 2008, sur France Bleu Orléans :
Une grande ambition, à l’époque. Jusqu’à la volonté de faire d’Orléans une « éco-cité », à l’instar de cet autre label qu’a pu attribuer le ministère à 13 collectivités particulièrement motivées par un aménagement urbain plus respectueux de l’avenir de nos enfants. 13 agglomérations qui se sont vues reconnaître ce statut de précurseurs dans les « grands projets d’innovation architecturale, sociale et énergétique » pour « témoigner de l’excellence des acteurs français de l’aménagement et de la construction, et constituer des références à l’échelle nationale et internationale« .
Dommage encore : l’agglomération d’Orléans ne sera pas parmi les Écocités pionnières qui « auront un effet d’entraînement, en permettant la diffusion de nouvelles pratiques, le développement de nouveaux savoir-faire ainsi que des nouveaux métiers de la croissance verte« … Il y a bien dans la liste Metz métropole et Clermont-Ferrand, agglomération de taille comparable à la nôtre, mais pas d’Orléans…
Il faut croire que les actes du maire d’Orléans ne sont pas à la hauteur des discours du rapporteur du Grenelle de l’environnement, et que l’ambition de Marie Cugny-Seguin se sera heurtée à l’arbitrage en faveur d’un adjoint à l’urbanisme complètement sourd à ces idées innovantes. À l’heure où Marie Cugny-Seguin s’en va œuvrer dans un contexte certainement plus favorable à une réelle écoute des enjeux de l’écologie politique, on peut craindre que la dynamique ne sera jamais présente dans cette mandature pour qu’Orléans rattrape les retards qu’elle est en train d’accumuler.
Il est parfois des faits divers dramatiques pour lesquels il paraît à la fois vain et difficile de trouver quelques mots de commentaire… On aimerait pourtant, comme beaucoup d’autres, souligner cette insupportable absurdité qui aboutit à la mort d’un homme. Une mort qui soulève l’indignation.
Alors il arrive que l’on trouve, presque par hasard, sous les mots d’un autre, une expression qui traduit avec une grande force et une grande justesse le sentiment d’écœurement que provoque cette actualité si proche de nous. Les mots d’un écrivain talentueux, défricheur, et depuis longtemps attentif aux difficultés sociales : François Bon.
Voici quelques extraits de l’article que je vous engage à lire dans son entier en suivant ce lien : Mourir à Orléans : la marque noire
(…) Histoire de compteur, justement. Une phrase étrange dans la Nouvelle République : Une dizaine de voisins, alertés par l’odeur du feu et par les cris, ont réussi à quitter, précipitamment, leur appartement – tous ces gens qui étaient si près n’ont pas pu intervenir ? Probablement que le feu ça va trop vite. (…) Mais quand même, tous ces gens auprès, il n’y en avait eu aucun pour lui proposer de brancher une rallonge sur ses prises, à Roger Thouvenin ? Peut-être qu’il ne demandait pas. On n’ose pas. On n’a déjà tant de mal à avouer, par rapport aux gens qu’on croise, qu’on n’a pas de travail, qu’on n’a plus de quoi payer son loyer, qu’on va se faire couper l’électricité.
(…) C’est trop tard. Il doit y avoir quelques milliers d’autres Roger Thouvenin, à Orléans comme à Tours, et dans chacune de nos villes, partout où vous remarquerez, au fond d’une cour, le même genre d’habitat entre gouttière en zinc, poubelle et vieilles ferrailles, volets déglingués.
A quelle distance sommes-nous, chacun d’entre nous, de la pire précarité et de l’électricité coupée ? On n’a pas forcément besoin d’aller loin dans les amis proches et parfois de la plus haute estime artistique qu’on ait, pour les trouver.
(…) Il faut guetter, peut-être même chacun de nous, où qu’on soit, qu’on n’applique pas sur votre façade la marque noire. Roger Thouvenin n’avait pas vu, ce soir-là, la marque noire. Quand le feu est venu, c’était trop tard.
À quelle distance sommes-nous, en effet, chacun d’entre-nous, d’un tel drame ?
Pour dire que nous pouvons nous-même y être confronté à la suite de ce que l’on nomme pudiquement des accidents de la vie, mais aussi que nous pouvons en être proche, souvent sans même le savoir, de quelqu’un qui sombre petit à petit dans la précarité et l’isolement.
Il faut guetter, même si cela n’est pas facile. Rester attentif, dans une société impitoyable envers ceux qui trébuchent ou que l’on fait trébucher.
Un Partenariat Public Privé pour reconstruire l’école Georges Chardon à St Marceau, c’est la solution qu’a trouvé l’UMP pour reconstruire cette école qui en avait bien besoin. Mais un PPP est loin d’être un partenariat gagnant/gagnant pour le public et le privé. Le retour d’expérience de 30 ans de PPP dans les pays anglo-saxons montre que le privé gagne toujours à la fin.
Dans le 3ème numéro du journal du député Olivier Carré, on s’aperçoit vite qu’il y a un sujet qu’il ne maîtrise pas vraiment: l’écologie. Sous le titre: « énergie verte dans la première circonscription », on peut lire à propos des maisons passives qui sont construites à Orléans La Source: » Elles consomment 13,9 kwh/m2 soit 10% de moins qu’un logement normal et 80% qu’un bâtiment BBC. » Avec 13,9 kwh/m2, c’est en fait 10 fois moins qu’un logement normal et encore si l’on compare aux rénovations faites dans le cadre du GPV car on avoisine plutôt les 250 kwh/m2/an dans les constructions antérieures à 1975. Ce n’est par ailleurs qu’à peu près 4 fois moins qu’un logement BBC qui doit en neuf avoisiner les 50 kwh/m2/an pour être labellisé.
Il est vrai que monsieur Carré est un opportuniste de l’écologie qui a perdu deux occasions énormes d’avoir un impact sur l’environnement positif et réel dans la circonscription. Les rénovations réalisées dans le cadre du GPV ont coûtées près de 60 000 euros par logement pour une réduction de 250 à 150 kwh/m2/an seulement. Les rénovations dont j’ai la charge dans les internats des lycées de la Région permettent de passer de 250 à 80 kwh/m2/an soit un budget final 2 fois inférieur pour chauffer un logement. Les locataires des appartements du GPV seraient heureux de pouvoir diviser par 2 leur facture de chauffage ! L’isolation acoustique est également médiocre pour des bâtiments dont on sait qu’on ne pourra y réinvestir que dans 20 ans au bas mot.
Et puis il y a l’hôpital de La Source qui aurait pu être chauffé grâce à la géothermie. Les chaufferies bois sont intéressantes car leur impact environnemental est neutre mais elles émettent du CO2. La géothermie ne fait qu’utiliser la chaleur du sous-sol.
On ne peut retirer à Olivier Carré qu’il a des idées précises sur ce que doit être l’action politique et le moins qu’on puisse dire est qu’il a des choix tranchés en cette matière. Il défend bec et ongle la réduction de la dépense publique et sur ce point il n’y a que les moyens pour y arriver qui nous opposent. J’aurai l’occasion d’y revenir, mais une chose est sûre, c’est qu’il va devoir faire de sérieux efforts pour passer pour un écologiste.
Le bio se développe et les propositions se multiplient dans le centre ville d’Orléans. L’éloge du bio vient d’ouvrir 24 place du châtelet et propose un espace épicerie et de la petite restauration. Salades et sandwichs jusqu’en automne et des plats chauds l’hiver ainsi que des soupes. Approvisionnement local pour garantir la fraîcheur et bonne humeur, un cocktail que je souhaite gagnant pour ce nouveau lieu.
Pour sa part, Au temps des bulles au 58 rue de la charpenterie, a un concept novateur puisque c’est un café poussette bio. La cible recherchée est celle des jeunes parents qui veulent passer un moment de détente en famille autour d’encas et goûters bio. Boutique éthique, espace de jeux et conférences autour de la parentalité donneront vie à ce lieu qui multiplie les initiatives pour s’assurer le succès.
Je compte sur vous pour m’indiquer d’autres lieux qui jouent la carte du bio et du local afin que ceux qui prennent le risque de se lancer dans cette période difficile soient récompensés de leurs efforts.
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