Sortie du nucléaire : un enjeu majeur

juin 2, 2013 dans Développement durable, Économie, Énergie, France, Planète Terre

Une fois n’est pas coutume, je relaie ici le communiqué des députés écologistes au sujet du débat qu’ils ont initié et qui démontre pour moi une fois de plus que toute notre énergie doit être déployée pour développer les énergies renouvelables. C’est un enjeu non seulement de sécurité pour nous tous mais également un enjeu économique majeur à l’heure où la Chine investie fortement dans la fabrication de panneaux photovoltaïques pour tuer l’industrie européenne de ce secteur.

 » Les député-e-s écologistes se réjouissent de la très bonne tenue du débat organisé à leur initiative sur la sûreté nucléaire, en séance de l’Assemblée nationale.

Denis Baupin, Barbara Pompili, Éva Sas, Véronique Massonneau, Paul Molac, François-Michel Lambert et Laurence Abeille y ont exprimé la forte inquiétude des écologistes face à la dégradation de la sûreté nucléaire et leurs attentes d’une amélioration forte de celle-ci sous l’impulsion de l’État.
 
Ce débat a été l’occasion d’entendre l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) confirmer qu’un accident nucléaire majeur est possible dans notre pays, et que son sentiment sur la sûreté actuelle du parc est « mitigé ». Alors même que, selon le directeur de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) « mettre la sûreté au cœur de la conception des réacteurs n’a pas été la priorité pour la génération actuelle des réacteurs », alors même qu’un accident nucléaire majeur coûterait, selon l’IRSN « des sommes faramineuses », « de l’ordre de 1000 milliards pour Fukushima », le nucléaire continue d’être la seule technologie non assurée, comme l’a confirmé la ministre.

L’Autorité de Sûreté a par ailleurs confirmé qu’il n’y a aucune garantie, réacteur par réacteur, que ceux ci puissent être prolongés au-delà de 30 ans, et encore moins de 40 ans. Cette ultime prolongation étant de toute façon conditionnée à une élévation du standard de sûreté des réacteurs concernés au niveau de l’EPR. La ministre de l’écologie a confirmé que ces éléments très importants, et les incertitudes qu’ils engendrent, ne pouvaient être ignorés dans le cadre du débat actuel sur la transition énergétique, la réduction de la part du nucléaire dans le mix électrique français étant en conséquence jugée par elle « de bon sens ». Cela a amené l’expert physicien Bernard Laponche à estimer que toute prolongation de durée de vie d’un réacteur doit faire l’objet d’une décision du pouvoir politique et non du seul exploitant.

Ce débat a aussi été l’occasion pour la ministre de donner des indications importantes quant aux évolutions du cadre de sûreté qu’elle entend proposer dans la future loi Énergie. Elle a insiste sur l’élévation des standards de sûreté (une question d’autant plus pertinente, que selon le standard de sûreté allemand, Fessenheim ne pourrait continuer de fonctionner… le directeur de l’IRSN confirmant que la différence d’appréciation franco-allemande tenait à la sous évaluation du risque sismique a la conception du réacteur), la capacité de sanction de l’ASN, la réduction de la sous traitance en cascade, etc.

Les député-e-s écologistes en sont ressortis plus convaincus que jamais de la nécessité de la sortie le plus vite possible du risque nucléaire, passant notamment par la réduction a 50% en 2025, et impliquant en tout état de cause une élévation la plus rapide possible de la sûreté.

A l’issue du débat, Denis Baupin, chef de file du groupe pour ce débat, a déclaré : « Nous nous réjouissons des avancées annoncées par la ministre vers une moindre insécurité nucléaire. Elles prouvent que l’action continue des députés écologistes pour mettre ces questions a l’agenda parlementaire fait évoluer le gouvernement. Nous serons attentifs a leur mise en œuvre. Mais nous continuerons de demander la fin de l’exception nucléaire qui l’exonère de s’assurer de ses propres risques à la différence de toute autre industrie, ce qui fait reposer sur la société un risque insoutenable et fausse considérablement l’évaluation du coût réel de cette énergie. »
 
 
 
Barbara Pompili et François de Rugy, ci-présidents du groupe des député-e-s écologistes

Campagne « nucléaire, tous concerné-e-s »

mai 16, 2013 dans Développement durable, Économie, Europe, France, Planète Terre, Santé

Il y a parfois des petits films qui expriment mieux les idées que de longs discours…

Le scénario négawatt : une solution pour l’emploi

avril 7, 2013 dans C'est écolo et çà marche, Développement durable, Planète Terre

A l’initiative du groupe EELV de la Région Centre, nous avions reçu l’association négawatt l’an dernier qui nous avait expliqué son scénario et l’intérêt écologique qu’il avait pour la France. Le CIRED vient de réaliser une étude économique sur ce même scénario et son impact sur l’emploi. Voici résumé en quelques points ce que l’on peut retenir de ce travail sérieux dont la probité ne saurait être mise en doute.

La rénovation énergétique des logements existants créerait plus de 586 000 empplois d’ici 2030. Cela générerait des milliards d’euros de recettes fiscales. On peut également penser qu’aux rénovations énergétiques s’ajouteraient des rénovations d’embellissement ou de mises aux normes, elles-mêmes créatrices d’emplois.

Les énergies renouvelables seraient également fortement créatrices d’emplois. C’est un solde positif net de plus de 335 000 emplois qui seraient créés grâce à la diversification des moyens de production d’énergie. La sortie du nucléaire programmée pour 2033 peut légitimement angoisser ceux qui travaillent pour cette industrie aujourd’hui. Mais l’offre d’emplois plus qualifiés et moins dangereux pour les travailleurs comme pour la population compensent largement la baisse dans le nucléaire, d’autant que le démantèlement assurera des dizaines de milliers d’emplois pour les décennies à venir. Enfin, la balance commerciale négative liée à l’importation d’énergies fossiles serait fortement réduite grâce à la production d’énergies renouvelables hexagonales.

La synthèse est visible ici.

Je suis convaincu que ce scénario de négawatt représente une opportunité historique que nous ne devons, et peut-être ne pouvons pas laisser passer.
Alors, le changement, c’est maintenant ?

Malheureusement il y a Findus !

février 12, 2013 dans Agriculture, Communiqués, Europe, France, Orléans, Planète Terre, Santé

carcasse

Les fabricants de plats surgelés font mine de découvrir avec stupeur qu’ils ont été trompés et que du cheval s’est glissé dans leur viande « pur boeuf ». Au point de porter plainte contre X, puisque retrouver celui qui a « transformé » de la viande de cheval en boeuf est difficilement identifiable. La seule question qu’il faudrait se poser est comment est-il possible de voir autant d’intermédiaires entre l’éleveur et l’atelier de préparation des plats prendre leur marge sans généralisation de ce genre de pratiques ?
Il a bien fallu à un moment ou à un autre que la viande prenne artificiellement de la valeur pour que chacun y trouve son compte.
Le législateur pensait qu’en imposant la traçabilité, il règlerait le problème et que le « marché » ferait le reste. Voici la preuve éclatante qu’il n’en est rien.
Que cette viande ait transité par autant d’intermédiaires ne pouvait avoir pour but que de rendre difficile pour les services de l’AFSSA (l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments), le contrôle et le suivi de ces bêtes. Ce circuit de la malbouffe ne peut être que délibérément tracé pour brouiller les pistes.
C’est donc bien le libéralisme qu’il faut dénoncer ici car au nom du libre échange et de la libre circulation des denrées dans le monde, certains s’adonnent à des pratiques malhonnêtes qui en définitive ne trompent que le consommateur. Comment expliquer qu’un kilo de viande passé par cinq intermédiaires qui, légitimement, ont chacun pris une marge avant de la revendre, soit acheté moins cher qu’en direct par un fabricant de plats préparés s’il n’y a pas tromperie sur la marchandise ? Les acheteurs sont bien naïfs ou complices d’un système qui devient fou.
Quant aux moyens donnés à l’AFSSA pour exercer sa mission, ils sont notoirement insuffisants et le scandale Findus n’est qu’un avant-goût de ce qui nous attend si des décisions courageuses ne sont pas prises rapidement. Un contrôle systématique des aliments qui passent par plus de deux intermédiaires entre le producteur et le client final permettrait de déceler les pratiques douteuses.
Ma préférence va bien sûr à un circuit plus court directement du producteur au consommateur. Une étude précise de ce que coûte un plat préparé à la maison avec des ingrédients achetés en direct montre que chaque portion est moins chère, plus goûteuse, plus fraîche et sans aucun doute meilleure pour la santé. Et puis faire travailler un producteur qui habite à quelques dizaines de kilomètres de chez soi a quelque chose de valorisant, fait sens en terme de vie en communauté. Privilégier les circuits courts pour ces raisons ne revient pas, comme certains tentent de la caricaturer, au repli sur soi. Il s’agit d’actes citoyens responsables qui cherchent à rompre le cercle vicieux de l’industrie agroalimentaire et à limiter leur impact sur la planète.

20e anniversaire de la fondation Abbé Pierre

février 11, 2012 dans Cohésion sociale, Orléans, Planète Terre

La Fondation Abbé Pierre fête aujourd’hui son 20e anniversaire, quelques jours après avoir présenté son 17e rapport sur l’état du mal-logement en France, et à peine trois semaines après avoir célébré le 5e anniversaire de la mort de l’Abbé Pierre.
Je me souviens de l’émotion soulevée en 2007 par la disparition de cette figure emblématique du combat, engagé dès 1954, pour venir en aide aux plus défavorisés. Les hommages furent nombreux et certainement, dans la plupart des cas, sincères.
Pourtant, la fondation fait aujourd’hui le constat de ce que nous avons aujourd’hui percuté le mur avec fracas. L’offre de logements accessibles a diminué alors que les besoins ont explosé. 10 millions de personnes sont désormais touchés par la crise du logement. Ceux qui n’ont plus de revenus mais aussi les travailleurs pauvres, les retraités, les parents isolés et les jeunes qui peinent à s’autonomiser. Ces 10 dernières années, « le mal-logement, loin de régresser, s’est développé et profondément enraciné ».
À la tribune, Benoist Apparu, secrétaire d’État au logement, reconnaît la qualité du rapport de la fondation Abbé Pierre sur le mal-logement, et valide les bienfaits (théoriques) de la loi SRU (loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains, qui impose notamment une obligation d’un pourcentage de 20 % de logements sociaux dans les communes de plus de 3500 habitants) que l’UMP avait pourtant combattu et qu’elle a constamment cherché à assouplir de ses contraintes pour les communes qui ne respectent pas leurs objectifs de construction sociale.
Par un discours de circonstance, Benoist Apparu affirme qu’il faut être plus dur avec les collectivités qui ne respectent pas leurs engagements en terme de mixité. Dans la réalité de la pratique, les sanctions sont le plus souvent contournées et peu incitatives. Et rien n’a été fait pour que les logements vacants soient mobilisés pour contribuer à mettre fin à cette situation inique.
Le droit au logement opposable n’est pas appliqué, la loi de réquisition de logements vides non plus (il y a plus de 2 millions de logements vacants !), pendant que les expulsions locatives ont doublé. Le mal-logement progresse ainsi inexorablement, amplifié par la crise qui jette à la rue les précaires et par un effet pervers contribue à rendre le marché locatif inaccessible : l’immobilier devient plus que jamais un instrument de spéculation.
L’actualité des grands froids nous plonge dans l’urgence à sauver de la mort plusieurs dizaines de sans-domiciles alors qu’il faut un arrêt du Conseil d’État pour rappeler au gouvernement ses obligations quant au droit à l’hébergement d’urgence, reconnu liberté fondamentale.

Retour en 2007, quelques jours avant le décès de l’abbé Pierre : en campagne électorale, celui qui était alors ministre de l’Intérieur consacre un chapitre de son discours à la politique du logement, avec de belles leçons de morale et des engagements martelés avec autant de force que de démagogie.

Il y a malheureusement plus de gens qui meurent aujourd’hui sur le trottoir qu’il y a 5 ans. Nicolas Sarkozy a indéniablement échoué et ne devrait plus faire de politique !
L’obligation de résultat, qui devrait avoir un sens lorsqu’il s’agit de vie humaine, force est de constater qu’elle a tout simplement été bafouée. Là comme ailleurs les promesses du candidat Sarkozy sont restées des leurres. Mais là de façon plus dramatique et cynique qu’ailleurs sans doute, puisqu’il s’agit des conditions de subsistance de plusieurs millions de personnes.
Au plan local, Olivier Carré tient les rênes de la politique du logement social sur Orléans depuis maintenant plus de 10 ans. La situation s’est améliorée ? Assurément pas. Dans sa circonscription de député, plusieurs villes ne respectent pas la loi SRU. Alors que la fin de son mandat approche et qu’il entre en campagne électorale, M. Carré découvre tout à coup que de nombreuses personnes âgées sont en difficulté et peinent à payer leur loyer HLM. Du coup, les résidences de l’Orléanais instituent un « bouclier logement » qui permettra à une centaine de locataires de bénéficier d’une remise de 50 euros en moyenne… C’est sans nul doute une bonne chose, mais est-ce à la mesure de l’urgence sociale actuelle ? Ce bouclier logement fait par ailleurs immanquablement penser au fameux « bouclier fiscal » auquel M. Carré, comme tous les sarkozystes, se sera accroché jusqu’au bout. Il ne s’agissait pas de protéger les mêmes intérêts…

Le combat continue, de nouvelles démarches militantes comme le DAL, « Jeudi Noir » et les « Enfants de Don Quichotte » cherchent comme la fondation Abbé Pierre à dénoncer le manque de solutions apportées par les pouvoirs publics pour offrir un toit aux plus démunis, condition essentielle pour mener une vie digne et espérer rebondir après une période difficile. Il est impératif de répondre aux situations de détresse insupportables, et il faudra prendre des mesures concrètes en élargissant la taxe sur les logements vacants pour éviter que ceux-ci ne restent fermés, en légiférant pour mieux encadrer les loyers (à la relocation tout particulièrement), en prévenant mieux les expulsions locatives, et en s’engageant véritablement dans la voie de quartiers durables, pensés pour favoriser le vivre-ensemble, la mixité sociale et la baisse des charges locatives liées à l’énergie.
Le contrat de mandature « Socialistes et écologistes, ensemble. Pour combattre la crise et bâtir un autre modèle de vivre ensemble » fixe un objectif de construction de 500 000 logements par an dont 150 000 logements sociaux (dont 15 % à 20 % de logements très sociaux), en BBC et promouvant les écomatériaux. Il entend également cibler le prêt à taux zéro (PTZ) en direction des foyers les plus modestes, supprimer les niches fiscales liées à l’investissement immobilier, renforcer la taxe sur les logements laissés vacants et appliquer enfin la loi de réquisition. Pour gagner la bataille du foncier, nous renforcerons fortement les sanctions de la loi SRU et la part de logements sociaux à atteindre sera portée à 25 %. Nous mettrons en place un plan d’urgence pour reloger les 20 000 personnes prioritaires au DALO et pour augmenter de 50 % en cinq ans le nombre de places dans des structures d’hébergement. Dans un souci de justice, nous agirons pour que soient suspendues les expulsions pour les locataires de bonne foi.

Voilà quelques-uns des éléments d’une vision nouvelle de l’accès au logement que nous défendons. Voilà le projet que je défendrai.

Malbouffe ici, souffrance là-bas…

février 10, 2012 dans C'est écolo et çà marche, Développement durable, Planète Terre



À l’occasion de la sortie de son ouvrage « Famine au Sud, malbouffe au Nord. Comment le bio peut nous sauver », EELV invite à Tours Marc Dufumier, agronome de réputation mondiale, à exposer son analyse des dysfonctionnements des systèmes « productivistes » et des méthodes des lobbies de l’industrie agro-alimentaire.
Le bilan de l’agriculture spécialisée, mécanisée, soumise aux pressions de l’industrie semancière et des géants de la chimie, est particulièrement désastreux : famines dramatiques dans certains pays, malbouffe et carences pour une part de plus en plus importante de la population dans les « pays riches », dégâts environnementaux, désertification des campagnes… Malgré ce constat impitoyable, il faut toujours combattre l’idée préconçue d’une agriculture « productiviste » comme seule capable de nourrir la planète et de rémunérer les paysans.
Car c’est en réalité tout l’inverse qui se passe, et Marc Dufumier le démontre avec beaucoup de pertinence. Les déséquilibres engendrés par l’agriculture « moderne » ne sont pas une fatalité et le bio n’est pas un caprice de bobo. C’est plus que jamais la voie d’avenir.
Si vous ne pouvez vous rendre à Tours pour cette rencontre particulièrement instructive, lisez le livre : vous ne regretterez pas de voir quelques idées toutes faites intelligemment remises en cause.

Jusqu’où iront les emplois verts ?

juillet 17, 2011 dans C'est écolo et çà marche, Économie, France, Planète Terre

Il est quasiment impossible de définir les emplois verts tant leurs contours peuvent être multiples et leurs domaines variés. Des plus connus et plus anciens comme les défenseurs de la biodiversité ou les gestionnaires des déchets dont on comprend tout de suite l’utilité pour la nature et la collectivité, on a tendance, ces dernières années, à associer les transports « propres » comme le train qui peut éviter de mettre sur les routes toujours plus de camions et voitures. Au total, ce sont près d’un million de personnes sur les 28 millions qui travaillent en France qui peuvent être considérés comme des emplois verts. Si la « vertitude » est recherchée par certains dans un souci de greenwashing, c’est à dire de communiquer sur le souci supposé d’être écoresponsable, l’avantage principal de cette quête effrénée est d’encrer la prise de conscience chez le plus grand nombre que continuer à polluer et à épuiser les ressources naturelles a une fin et qu’il est temps de s’en préoccuper.
Pour cela, il est important que les politiques envoient des signaux forts. De ce point de vue, le coup d’arrêt qu’a donné le gouvernement en changeant la règlementation sur le photovoltaïque risque de mettre à genoux une filière qui commençait tout juste à se structurer. Pire, les deux années qui auront été perdues risquent bien de tuer la filière française et de faire un boulevard aux autres pays européens. Je pense en particulier à l’Allemagne qui au contraire de la France vient de donner un sacré coup de pouce aux énergies renouvelables en annonçant la sortie du nucléaire d’ici 17 ans. Ce challenge pour l’industrie des énergies renouvelables allemandes est bien plus motivant que de faire expliquer par la ministre de l’écologie, Nathalie Kociusko-Morizet, que le nucléaire fait parti du bouquet énergétique de la France et que le gouvernement français n’envisage pas de se priver de cette énergie peu émettrice de CO2. Gouverner, c’est orienter tous les secteurs de notre économie et le moins qu’on puisse dire, c’est que le gouvernement en place n’a pas pris la mesure de la tâche à accomplir pour non seulement faire face aux enjeux environnementaux mais également sociaux.
L’économie verte a deux atouts majeurs à faire valoir : elle maintiendra dans l’emploi des milliers de personnes qui travaillent aujourd’hui dans des industries durement touchées par les délocalisations vers les pays à bas coût. Et puis elle créera de nouveaux métiers qui accompagneront les besoins de notre économie pour répondre aux aspirations de nos concitoyens. Mais il faudra que la formation suive et si le secteur du BTP a bien compris son intérêt, les autres secteurs peinent à se mettre au diapason, en particulier pour ce qui concerne la formation continue. Réorienter sa carrière lorsqu’on n’a connu qu’un métier toute sa vie est compliqué, il faudra faire comprendre aux entreprises que leur intérêt est aussi d’anticiper les évolutions des métiers plutôt que de licencier pour réembaucher des compétences à l’externe. La culture d’entreprise est bien souvent sous-estimée et cela fait partie intégrante de la valeur ajoutée de collaborateurs qui connaissent le fonctionnement de leur entreprise.
Je suis certain que nous avons tout intérêt à ce que l’ensemble des entreprises se questionnent sur leurs comportements vis à vis de l’environnement au sens le plus large pour que chacun se sente concerné et que nous puissions tous un jour considéré qu’une part de notre travail a un impact positif sur l’environnement. Que ce soit celui qui pense à éteindre la lumière le soir en sortant de son bureau comme celui qui créera des bâtiments à énergie positive.

campagne Greenpeace contre la déforestation

juin 16, 2011 dans Développement durable, Planète Terre

L’humour peut être une arme efficace pour forcer un grand groupe à améliorer son comportement. Nous verrons bien comment la marque qui commercialise la fameuse poupée réagira…

campagne WWF Thon rouge

juin 16, 2011 dans Développement durable, Planète Terre

« Est-ce que vous feriez plus attention si j’étais un panda ? »

Les visuels de la campagne WWF pour la protection des thons rouges mettent l’accent sur une menace peu visible mais bien réelle : ces poissons sont peu médiatisés, et le public s’en soucie sans doute moins que certaines espèces menacées très symboliques. Pourtant, comme le souligne le WWF, la population reproductrice des thons touges disparaîtra en 2012 si les quotas de pêche actuels sont maintenus…



Reconquérir les terres nourricières

octobre 10, 2010 dans AgglO, Agriculture, Développement durable, Loiret, Planète Terre

ble-autres-champs-abbeville-france-1359521747-914345Jean-Paul Jaud était l’invité d’Europe Ecologie Orléanais vendredi dernier pour présenter son nouveau film Severn, la voix de nos enfants. Il a insisté sur le fait que nous devons entamer la reconquête des terres nourricières que nous dilapidons allègrement depuis des dizaines d’années. C’est en effet l’équivalent d’un département français qui disparaît tous les dix ans transformé en zone ubanisée. Alors même que la demande en produits frais et locaux aux abords des villes est de plus en plus forte; que les candidats à l’installation pour produire bio et la demande en bio explosent, on continue à créer des zones d’activités pour stocker des produits manufacturés qui viennent pour la plupart de l’autre bout du monde. Messieurs Lemaignen et Doligé stérilisent des centaines d’hectares de bonnes terres agricoles pour que les logisticiens locaux puissent continuer à créer une véritable ceinture de hangars autour de l’agglomération. Ils ne veulent pas comprendre que des agglomérations à une centaine de kilomètres de Paris il y en a bien d’autres et que ce modèle économique du tout logistique et tout camion est obsolète. Je ne demande pas la fermeture pure et simple des sociétés de logistique mais une juste mesure qui permettrait de réserver du foncier pour produire localement et sainement et ainsi préserver la nappe phréatique.