Campagne « nucléaire, tous concerné-e-s »

mai 16, 2013 dans Développement durable, Économie, Europe, France, Planète Terre, Santé

Il y a parfois des petits films qui expriment mieux les idées que de longs discours…

Malheureusement il y a Findus !

février 12, 2013 dans Agriculture, Communiqués, Europe, France, Orléans, Planète Terre, Santé

carcasse

Les fabricants de plats surgelés font mine de découvrir avec stupeur qu’ils ont été trompés et que du cheval s’est glissé dans leur viande « pur boeuf ». Au point de porter plainte contre X, puisque retrouver celui qui a « transformé » de la viande de cheval en boeuf est difficilement identifiable. La seule question qu’il faudrait se poser est comment est-il possible de voir autant d’intermédiaires entre l’éleveur et l’atelier de préparation des plats prendre leur marge sans généralisation de ce genre de pratiques ?
Il a bien fallu à un moment ou à un autre que la viande prenne artificiellement de la valeur pour que chacun y trouve son compte.
Le législateur pensait qu’en imposant la traçabilité, il règlerait le problème et que le « marché » ferait le reste. Voici la preuve éclatante qu’il n’en est rien.
Que cette viande ait transité par autant d’intermédiaires ne pouvait avoir pour but que de rendre difficile pour les services de l’AFSSA (l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments), le contrôle et le suivi de ces bêtes. Ce circuit de la malbouffe ne peut être que délibérément tracé pour brouiller les pistes.
C’est donc bien le libéralisme qu’il faut dénoncer ici car au nom du libre échange et de la libre circulation des denrées dans le monde, certains s’adonnent à des pratiques malhonnêtes qui en définitive ne trompent que le consommateur. Comment expliquer qu’un kilo de viande passé par cinq intermédiaires qui, légitimement, ont chacun pris une marge avant de la revendre, soit acheté moins cher qu’en direct par un fabricant de plats préparés s’il n’y a pas tromperie sur la marchandise ? Les acheteurs sont bien naïfs ou complices d’un système qui devient fou.
Quant aux moyens donnés à l’AFSSA pour exercer sa mission, ils sont notoirement insuffisants et le scandale Findus n’est qu’un avant-goût de ce qui nous attend si des décisions courageuses ne sont pas prises rapidement. Un contrôle systématique des aliments qui passent par plus de deux intermédiaires entre le producteur et le client final permettrait de déceler les pratiques douteuses.
Ma préférence va bien sûr à un circuit plus court directement du producteur au consommateur. Une étude précise de ce que coûte un plat préparé à la maison avec des ingrédients achetés en direct montre que chaque portion est moins chère, plus goûteuse, plus fraîche et sans aucun doute meilleure pour la santé. Et puis faire travailler un producteur qui habite à quelques dizaines de kilomètres de chez soi a quelque chose de valorisant, fait sens en terme de vie en communauté. Privilégier les circuits courts pour ces raisons ne revient pas, comme certains tentent de la caricaturer, au repli sur soi. Il s’agit d’actes citoyens responsables qui cherchent à rompre le cercle vicieux de l’industrie agroalimentaire et à limiter leur impact sur la planète.

Faut-il faire peur pour être efficace ?

mai 17, 2010 dans Europe

Aux partisans des images chocs de tôles tordues et corps ensanglantés, certains préfèrent une image tout aussi efficace comme vous le verrez dans le clip ci-dessous. Je suis pour ma part beaucoup plus ému par ce petit film et ai tendance à croire qu’il donne plus à réfléchir, si l’on en juge le comportement de certains automobilistes en ville…

Il faut aider les Roms !

août 11, 2009 dans Europe, Orléans

Alerté hier par le DAL, je suis allé voir une famille Rom qui c’est installée sous le pont de l’avenue de Paris. A quelques mètres des voies de chemin de fer, le bruit est infernal lorsque passent les trains en provenance de Blois. J’ai contacté la préfecture qui dès aujourd’hui a monté un dossier pour un hébergement d’urgence. Titulaires de papiers roumains,et donc européens, ils sont arrivés à Orléans il y a un mois pour tenter de reconstruire une nouvelle vie. ils m’ont dit avoir été chassés de chez eux et sont venus en France avec leur fille de 16 ans pour trouver une vie meilleure.

Il faut que la communauté européenne se préoccupe de cette situation qui voit des Roms jetés sur les routes sans qu’aucune aide spécifique leur soit apportée pour leur permettre de conserver leur mode de vie. Souvent stigmatisés à cause de quelques uns, ils errent sans savoir de quoi sera fait l’avenir. Ils ne connaissent que quelques mots français: « bonjour, çà va ? petite monnaie ?  » ce qui en dit long sur leurs moyens de subsistance. S’il faut dénoncer les marchands de sommeil qui exploitent de pauvres gens en les forçant à mendier ou à se prostituer, il faut aider ceux qui arrivent chez nous dans l’objectif de s’intégrer, de travailler et construire une vie meilleure, loin des persécutions.

C’est ce que je fais par humanité mais également parce que je considère que cela fait parti de mon rôle d’élu.

Nous ne pouvons accueillir toute la misère du monde, mais nous devons en prendre notre part ! a dit Michel Rocard…

Le lipdub d’europe écologie

mai 23, 2009 dans Europe

Le 15 avril, la newsletter hebdomadaire que reçoivent les 10 000 signataires de l’appel d’Europe Ecologie comportait une invitation au lipdub. « Une performance festive et collective, une vidéo pour créer l’événement » expliquait la lettre pour les non-initiés car pour les autres, disons-le, le lèvre-doublage est aujourd’hui devenu un classique sur internet, plusieurs blogs sont même spécifiquement consacrés au genre.
La petite originalité d’Europe Ecologie est d’avoir sacrifié le principe du plan-séquence et de l’unité de temps et de lieu pour lui préférer celui de la multitude et du rassemblement. La missive proposait donc aux candidats au playback rigolard de télécharger légalement la chanson « La crise » du groupe nîmois L’homme parle, de se filmer par tout moyen de captation possible, du téléphone portable à la caméra, samedi 25 ou dimanche 26 avril, et de nous envoyer le résultat par mail, ftp ou courrier.
Des quatre coins de l’hexagone et au-delà, nous avons donc reçu ces documents étonnants, donnant corps de façon spectaculaire au rassemblement face à l’urgence proposé par Europe Écologie. Un pur moment de bonheur !

1ère manif pour Europe Ecologie

mars 21, 2009 dans Europe, Orléans

Pour une première, Europe Ecologie a été à la fête avec cette manif du 19 mars qui restera comme une des plus importantes de notre ville. Nous avons croisé le cortège rue Royale alors que nous étions rue Jeanne d’Arc ! Quand on sait que nous sommes passés rue des Carmes, par les boulevards pour redescendre rue de la République, c’est sans doute plus de 20 000 personnes qui ont montré leur mécontentement. 

manif20090319a

Les financiers ont eu leur chance, les écologistes méritent la leur ! Notre programme pour les européennes prévoit des millions d’emplois créés. Nos propositions ont un double effet comme par exemple l’efficacité énergétique. Nous pouvons créer des emplois non délocalisables et réduire notre facture de chauffage en renforçant l’isolation de nos logements. Alors chiche ?

Toutes les idées sont sur europeecologie.fr

Europe Ecologie à Orléans, c’est parti !

février 13, 2009 dans AgglO, Europe, Orléans

La première réunion du comité local d’Europe Ecologie, le rassemblement des écologistes pour les européennes du 7 juin prochain, a eu lieu à Orléans hier soir. Nous étions une quarantaine à venir d’horizons différents, Verts, Bovétistes, Hulotistes et associatifs, à avoir décidé de travailler ensemble pour faire triompher nos idées. Enfin, les écologistes ont pris la dimension du problème qui nous empêchait de nous réunir plus tôt. Si nous partageons le constat, nous pensions que les moyens pour y parvenir étaient forcément différents. Les associations et le mouvement de Nicolas Hulot en particulier, pensaient que tous les partis politiques pouvaient s’emparer du problème et le régler. Pourtant, le premier candidat écologiste était René Dumont et avait été porté par les associations pour parler des enjeux environnementaux il y a plus de 30 ans ! La défiance envers un parti « comme les autres », Les Verts, n’a pas lieu d’être car nous sommes tous issus du monde associatif. J’ai rejoins Les Verts grâce au réseau « Sortir du Nucléaire » et il m’a paru plus efficace de m’impliquer politiquement que  de jouer les lobbyistes auprès des partis dominants dont les prises de position sur ce sujet n’ont pratiquement pas changées en dix ans de militantisme. La décision de Nicolas Sarkozy de mettre en chantier deux nouveaux EPR est emblématique du refus des partis de gouvernement  de prendre en compte le risque sanitaire majeur. Ce comportement du « après moi le déluge » est symptomatique d’une part importante de la classe politique, tous partis confondus. Ce n’est pas le sens de mon engagement car, même si je suis prêt à admettre que nous ne pouvons pas tourner la page du nucléaire du jour au lendemain et qu’il nous faudra 25 ans pour en sortir, je refuse de croire que l’EPR est LA solution à notre problème énergétique.

Quant à l’Europe, je suis persuadé que sans elle nous serions encore à l’âge de pierre de la prise de conscience écologique. Notre poids politique, 43 députés européens écologistes dont 6 français, est bien plus important qu’il n’y paraît. c’est le bon sens qui semble prévaloir chez les 785 Eurodéputés. Ainsi, le phénomène de meute qui vote sans réfléchir en fonction des directives du gouvernement n’existe pas. Une bonne mesure pour l’Europe est adoptée et s’applique à l’ensemble des pays. Concrètement, je suis persuadé que si la valorisation des déchets est mise en place ce sera grâce à l’Europe. Quelques visionnaires comme  Dany Dietmann  ont pu faire bouger les lignes, mais il faudra une décision européenne pour structurer la filière du recyclage français et lui permettre d’atteindre le formidable pourcentage des pays du nord de l’Europe qui valorisent plus de 70% de leurs déchets ! Avec nos 21% de valorisation, nous avons de la marge….

Fred Vargas rejoint Europe Ecologie

janvier 28, 2009 dans Europe, France

L’auteure de « Pars vite et reviens tard » a rejoint le mouvement Europe Ecologie

et nous gratifie d’un texte fort et plein d’humour (noir évidemment), bienvenue à elle.

 » Nous y sommes  » par Fred Vargas

Nous y voilà, nous y sommes.

Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l’incurie de l’humanité, nous y sommes.
Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l’homme sait le faire, avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu’elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d’insouciance.

Nous avons chanté, dansé.

Quand je dis « nous », entendons un quart de l’humanité tandis que le reste était à la peine.
Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l’eau, nos fumées dans l’air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu’on s’est bien amusés.

On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l’atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.

Franchement on s’est marrés.
Franchement on a bien profité.

Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu’il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.
Certes.

Mais nous y sommes. A la Troisième Révolution.

Qui a ceci de très différent des deux premières ( la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu’on ne l’a pas choisie.
« On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.

Oui. On n’a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis.
C’est la mère Nature qui l’a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies.

La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets.
De pétrole, de gaz, d’uranium, d’air, d’eau.

Son ultimatum est clair et sans pitié :
Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l’exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d’ailleurs peu portées sur la danse).

Sauvez-moi, ou crevez avec moi.
Evidemment, dit comme ça, on comprend qu’on n’a pas le choix, on s’exécute illico et, même, si on a le temps, on s’excuse, affolés et honteux.
D’aucuns, un brin rêveurs, tentent d’obtenir un délai, de s’amuser encore avec la croissance.
Peine perdue.

Il y a du boulot, plus que l’humanité n’en eut jamais.

Nettoyer le ciel, laver l’eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l’avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, – attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille – récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n’en a plus, on a tout pris dans les mines, on s’est quand même bien marrés).

S’efforcer. Réfléchir, même.

Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire.
Avec le voisin, avec l’Europe, avec le monde.

Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.
Pas d’échappatoire, allons-y.

Encore qu’il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l’ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante.
Qui n’empêche en rien de danser le soir venu, ce n’est pas incompatible.
A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie –une autre des grandes spécialités de l’homme, sa plus aboutie peut-être.
A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.

A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore

Vive les tordus !

novembre 14, 2008 dans Europe

On entend depuis plusieurs jours parler des légumes et fruits tordus ou mal calibrés qui vont faire leur réapparition sur nos étals. Quelques uns défendent encore le long et droit plutôt que le mal fichu sous prétexte que çà passe mieux dans nos robots ménagers ! Il faut savoir que le calibrage et la rectitude sont demandés par les transporteurs et détaillants par simple souci de gain de place. De même qu’on vous vend en grande surface des produits cueillis non mûrs pour éviter qu’ils ne s’écrasent pendant leur transport. Et c’est comme çà qu’on obtient un fruit sans goût, dur comme une boule de pétanque et qui pourri en une journée lorsqu’il daigne se ramollir. C’est comme beaucoup de choses: la différence, la forme, la diversité donne un sens à la vie. Notre conseiller municipal à la biodiversité serait bien inspiré de donner un sens à la sienne.

Alors, achetez comme moi du non calibré, mal fichu et bio et vous ne vous en porterez que mieux !

Güssing déclare l’indépendance énergétique !

novembre 7, 2008 dans C'est écolo et çà marche, Europe

 

Güssing, une ville de 4000 habitants dans la région du Burgenland en Autriche a proclamé son indépendance énergétique dès .
 
C’est grâce aux forêts toutes proches que ce projet soutenu par l’Union Européenne a pu être mis en place. Le bois alimente un réseau de chaleur et produit de l’électricité. Cette région qui peine à trouver des emplois pour ses habitants a ainsi pu créer plus de 1000 postes. En effet, ce projet à déclenché plusieurs installations d’entreprises spécialisées dans les énergies renouvelables.
Le maire est fier aujourd’hui d’avoir réduit ses émissions de dioxyde de carbone de 93 %. Comme quoi, la volonté politique n’est pas un vain mot !