Le réchauffement climatique peut-il être considéré comme un enjeu majeur de ce siècle ? Si on écoute les scientifiques du GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat), assurément. Si on écoute leurs détracteurs, pas du tout. Si on écoute les écologistes, c’est une certitude. Si on écoute les autres partis, c’est beaucoup moins sûr. Il faut tout de même reconnaître au GIEC sa représentativité, sa compétence et sa remise en cause permanente de son analyse. Ce n’est pas le cas pour ses détracteurs, M Allègre en tête, qui n’ont jamais prouvé scientifiquement leurs affirmations. On peut faire l’autruche et décider que nous avons collectivement beaucoup d’autres préoccupations que le réchauffement climatique. Des milliards de personnes n’ont pas accès à l’eau potable, des centaines de millions ne mangent pas à leur faim, des millions de français ont toutes les peines du monde à boucler les fins de mois. Mais si les prévisions du GIEC se réalisent, c’est l’humanité toute entière qui sera menacée. Nous nous battrons pour l’eau, des millions de personnes seront des réfugiés climatiques et se jetteront sur les routes en espérant pouvoir survivre ailleurs.
La solution pour nous et nos enfants ou petits-enfants est la transformation écologique de notre économie. Nous ne devons plus rechercher la croissance à tout prix qui épuise les dernières ressources naturelles que la terre nous a données. Nous pouvons tous vivre décemment en préservant nos ressources et en consommant autrement. Les changements de comportement ne sont pas compliqués pour mettre en place une économie circulaire qui produit, utilise et recycle localement; des circuits courts qui produisent localement pour consommer localement; de l’écoconception qui intègre la réutilisation des matières premières en fin de cycle de vie…
Il est encore temps et il se trouve que je vous propose avec les membres d’Europe Ecologie de mettre en oeuvre politiquement cette transformation écologique qui nous permettra tous d’entrer dans une nouvelle ère, plus respectueuse des autres et de notre environnement, plus consciente de notre impact direct sur notre planète .
A vous de choisir le 14 mars si le réchauffement climatique et sa prise en considération dans toutes les décisions politiques à venir, quel que soit l’échelon, local ou international, mérite votre engagement à nos côtés. J’ai choisi de faire le pari de la confiance dans les scientifiques du GIEC. Ferez-vous le pari de me suivre ?

Pour mémoire, Claude Allègre au début de la polémique sur l’amiante parlait de « psychose collective ».. La remise en question de notre modèle de développement dérange et menace grandement les industriels, il est somme toute assez prévisible que les lobbies fassent le maximum pour tenter de décrédibiliser les travaux du GIEC, qui a je le rappelle reçu collectivement le prix Nobel de la paix !
Il est plus facile et confortable d’être dans le déni, mais tellement plus censé et satisfaisant de prendre chacun nos responsabilités.. Ce qu’Europe Ecologie dit, tout le monde le sait, ce n’est pas le projet écologiste qui est utopique, c’est l’idée que la crise globale va s’arranger sans un changement profond de notre modèle de développement… Nous savons tous que les solutions existent, et que nous avons tous à y gagner ! Reste à vouloir les mettre en oeuvre.. Serez-vous au rendrez-vous ?
Je ferais bien ce pari avec vous, mais pourquoi faut-il que les écologistes s’allient à la Gauche au second tour ?
L’écologie ne peut-elle pas se concevoir aussi dans une société libérale ? (je n’ai pas dit ultra-libérale !)
A mon grand regret, je voterai donc Europe-écologie au premier tour mais UMP au second.
Faites vous une opinion en lisant la page consacrée à Claude Allègre dans « Le Monde » en vente lundi matin 1 mars . BHL à côté est un amateur… :faux noms, citations tronquées etc… bon travail de journaliste qui a eu la curiosité de vérifier les sources avancées par le « mammouth » .