Sur le refus de Serge Grouard d’avaliser l’appel de Copenhague, au motif que la France n’aurait pas à être destinataire de cet « ultimatum » climatique :
- remarquons d’abord que le vœu que je soumettais en Conseil Municipal au nom des élus socialistes, verts et apparentés, se proposait d’engager notre commune, comme beaucoup d’autres collectivités locales l’ont fait, à peser symboliquement sur l’ensemble des parties prenantes du prochain sommet de Copenhague, pas exclusivement sur la position française. L’appel de Copenhague vise plutôt à soutenir par une démarche citoyenne et associative les négociateurs qui ont l’ambition d’un accord réellement exigeant et efficace.
- rappelons ensuite que contrairement à ce que sous-entend M. Grouard, la France est bien loin d’être irréprochable dans ses engagements en vue de réduire les risques de catastrophes climatiques. Certes, la France s’est engagée dans le processus du Grenelle de l’environnement, mais celui-ci n’est malheureusement pas aussi exemplaire que le maire d’Orléans le déclare. L’essentiel de ses préconisations, issues pourtant de compromis trop souvent orientés vers le moins-disant écologique, peinent en pratique à trouver de réelles déclinaisons législatives ou sont dévoyées pour devenir de timides annonces médiatiques non suivies d’effet.
Comme le montre la dernière analyse (Qui sera à la hauteur de Copenhague ?) de Greenpeace sur les performances de chaque chef d’État en vue des négociations de Copenhague, le caractère vertueux de la politique française en matière de climat est loin d’être aussi évident que Serge Grouard veut bien le laisser entendre…
Nicolas Sarkozy arrive loin derrière ses homologues allemand et anglais, notamment en raison des positions médiocres défendues par la France en matière de soutien financier aux pays en développement pour les aider à faire face à la crise climatique comme en matière de protection des forêts, en raison de la politique énergétique verrouillée par le nucléaire qu’il met en oeuvre en France et, enfin, parce que, contrairement à Gordon Brown, il refuse de s’engager publiquement à venir à Copenhague.
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Derrière le discours incantatoire de Nicolas Sarkozy, on constate que les décisions prises et les positions défendues à Paris sont en totale inadéquation avec les recommandations des scientifiques du Giec. Il arrive ainsi loin derrière Gordon Brown et Angela Merkel, et devance d’un cheveu le dirigeant polonais.
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[voir l'ensemble du rapport en téléchargement sur le site de Greenpeace]
Bref, un engagement de principe aurait été le bienvenu. Le message d’autosatisfaction qu’essaie de faire passer, comme toujours, Serge Grouard, occultera malheureusement à Orléans la nécessaire mobilisation de toutes les forces politiques et citoyennes pour que le sommet de Copenhague parvienne, in extremis, à un succès.
Je ne saurais que trop vous engager, puisque Serge Grouard le refuse au nom de la ville d’Orléans, à vous manifester comme citoyen(nes) en signant cet appel sur le site copenhague-2009.

Est-il prévu de relayer à Orléans l’action de Greenpeace le 5/12 : http://www.facebook.com/event.php?eid=202180875151#/event.php?eid=202180875151&ref=nf
Si oui, où trouver les infos concernant le lieu et l’heure de RDV ?
D’avance merci
C Thomas
Lorsque les « politiciens », comme Serge Grouard, arrêterons d’exploiter le filon de l’écologie à des fins électorales, on aura gagné, mais on en est loin. Il en va de l’écologie comme de l’identité nationale et des migrants ou de l’insécurité. Ne soyons pas dupes !