
Je suis intervenu lors du débat sur les nanotechnologies organisé par la CNDP, voici ce qui a été conservé de mon propos:
Jean-Philippe Grand, élu vert à Orléans constate que des financements sont octroyés
au CNRS pour la recherche fondamentale, mais aussi aux entreprises pour leur
recherche appliquée. Y a-t-il un retour vers les collectivités qui ont financé, comme
pour l’avance sur recette, pour d’autres financements qui peuvent être plus
importants ?
En ce qui concerne l’innocuité des nanotechnologies sur la santé et sur
l’environnement, il considère que les entreprises qui travaillent dans ce domaine pour
faire la recherche nécessaire à la découverte de cette innocuité devraient contribuer
au financement de ces recherches.
Christophe Goepfert fait remarquer que le retour de ces projets est l’amélioration des
connaissances ; l’industrialisation et la vente des produits étant financées par
l’entreprise. Le retour, ce sont aussi les emplois et l’implantation éventuelle d’autres
laboratoires et d’autres entreprises et la création de start-up éventuellement dans ces
domaines.
M. Lemaignan rebondit sur le sujet des financements publics-privés. Les élus sont les VRP
d’un territoire, et dans les pôles de compétitivité, où il s’agit de créer de la valeur, les
financements sont partout publics-privés, car il faut faire en sorte que les laboratoires
d’université, les entreprises et l’ensemble des partenaires développent de nouvelles
innovations qui seront l’économie de demain.
Je ne suis pas d’accord avec M Lemaignen qui choisit de financer une industrie qui n’a pas besoin de l’argent public, je pense en particulier aux grands groupes de la cosmétique, pour la recherche alors que l’urgence est de prouver l’innocuité des nanoparticules sur l’environnement et sur notre santé. Messieurs Lemaignen et Goepfert cherchent à créer des emplois dans une industrie dont on découvrira peut-être que certaines de ses applications sont dangereuses. Ce choix est celui des tenants du « tout » technologie qui nous mènent droit dans le mur au nom du « progrès » et de la croissance infinie.

