L’opposition municipale dénonce une nouvelle fois, comme elle l’avait fait au cours de la campagne pour les municipales, l’implantation de la station d’épuration de l’Ile Arrault en bord de Loire, dans une zone géologiquement peu propice à la construction de tels édifices. A plusieurs reprises, nous avons proposé de déplacer la station dans un lieu mieux adapté ou de se raccorder à la station de La Chapelle. Nous ne tirons pas de satisfaction particulière du fait d’avoir eu raison contre la majorité, mais force est de constater que ce dossier pourrait se révéler être un gouffre pour le président Lemaignen au sens propre comme au sens figuré !
Dans le cadre de la construction de la nouvelle station, une étude complémentaire du sous-sol a en effet été diligentée il y a quelques mois, car les sondages préalables n’avaient pu être réalisés sous les bâtiments existants. La plus élémentaire prudence aurait pu souffler à C. E. Lemaignen que dans ce secteur fragile, comme pour le pont de l’Europe ou pour la station de La Source, le sous-sol risquait de révéler des formations karstiques (cavités formées par l’effritement du calcaire dû aux résurgences de la Loire) qu’il faudrait bien combler pour pouvoir édifier le bâtiment en toute sécurité. Or le résultat de ces études a révélé, comme on pouvait le craindre, qu’il y a bien de gros problèmes sur ce site, et que ceux-ci vont obliger l’entreprise chargée des travaux à injecter des milliers de m3 de béton pour combler les cavités repérées! En outre, comme par un jeu de dominos, ces comblements vont contraindre l’eau à s’écouler ailleurs, au risque de créer de nouvelles cavités aux alentours. Ainsi, rien ne dit qu’un problème réglé sous la station d’épuration ne va pas réapparaître sous l’hippodrome…
L’opposition municipale demande en conséquence que le dossier de la station d’épuration soit revu de fond en comble, en intégrant l’hypothèse d’un déplacement ou d’un raccordement à la station de La Chapelle.
En vertu des risques liés à ces particularités géologiques nous demandons également qu’un nouveau site moins dangereux soit recherché pour l’ARENA. Nous sommes persuadés que si la décision d’implanter la station d’épuration à cet endroit était déjà une erreur politique majeure, le choix du même site pour un complexe comme l’ARENA relève d’une erreur de calcul encore plus grossière. Nous demandons par conséquent à Serge Grouard de renoncer à son projet d’implantation de l’ARENA à l’Ile Arrault. Car il y a fort à parier que les millions d’euros que peut coûter à la collectivité l’imprévoyance de C. E. Lemaignen se transformeront en dizaines de millions supplémentaires pour l’ARENA, dont l’emprise au sol est bien supérieure. Les temps actuels ne sont pourtant pas au gaspillage d’argent public !
Communiqué de presse co-rédigé avec Corinne Leveleux-Teixeira


C’est dit et cela fera date !
Y aura-t-il une once d’intelligence du côté des tenants de l’agglo et de la mairie pour envisager un autre projet ailleurs, avec plus de concertation et surtout de prise en compte des données techniques qui sont particulièrement mauvaises ?
Ou bien, contre vents et marées quitte à saborder encore une fois les finances des Orléanais, de la population de l’Agglo, à mépriser les contraintes techniques pour un combat idéologique (c’est nous qui sommes là et nous avons toujours raison), le cap sera-t-il maintenu, quitte à avoir le naufrage prévu en bout de course ?
Quant à l’Arena, c’est tellement évident que cela ne devrait même pas faire débat sauf à l’entêtement de quelqu’un réputé pourtant très intelligent du côté de ses partisans.
Ce serait bien qu’il le montre aussi à tous les Orléanais, sans exception et sans discrimination .
L’intérêt commun devrait prîmer sur l’intérêt partisan.