J’ai participé à une visite des écoquartiers de l’agglomération rennaise et je dois dire que j’ai été plus impressionné par la qualité des élus que par les exemples montrés. J’ai eu la chance de visiter Fribourg et son quartier Vauban et je reste admiratif de ce qui a été fait en terme de réflexion, d’anticipation et de qualité de vie. Mais là, Jean-Yves Chapuis et ses collègues de Rennes Métropole m’ont bluffé. La démarche qu’ils ont entreprise il y a plus de dix ans a été d’étudier les besoins à 20, 30 voire 50 ans en matière de logement. Ce sont trois sociologues qui ont questionné les habitants pour en déduire par exemple que le grand jardin de 1000 m2 ou le grand logement loin de tout n’était pas l’aspiration principale. Ce sont donc de petits logements de 80 à 100 m2 avec 300 m2 de jardin qui ont été privilégiés. Certes, la pression foncière que subit Rennes comme beaucoup d’agglomérations françaises engageait de toutes façons à limiter les parcelles. Mais ce choix allié à une densité forte, 30 logements à l’hectare alors que la moyenne était précédemment de 12 logements à l’hectare, a évité aux rennais de devoir « s’exiler » à 30 voire 40 kilomètres comme on le voit aujourd’hui dans l’agglomération orléanaise. Plus important que le logement lui-même, la localisation proche des lieux de travail, des écoles et des commerces est un choix crucial pour éviter de perdre son temps et son argent dans des déplacements longs et nécessairement en véhicule individuel. Croiser des élus qui n’ont visiblement que l’intérêt général en tête était, comment dire… rafraîchissant !
