Et bien oui, Serge Grouard a raison ! Nous jouons au chat et à la souris en conseil municipal. Comment pourrait-il en être autrement ? Si nous ne profitions pas d’une délibération dont le sujet est proche de la réflexion de fond que nous voulons porter en conseil municipal pour qu’il y ai débat, nous serions à la maison à 19 heures ! C’est tout le problème du conseil municipal. Est-ce une chambre d’enregistrement qui valide les décisions du maire ou est-ce le lieu de débat démocratique qui pointe les différences d’appréciation sur les dossiers qui font la politique d’une ville ? Il faut que la majorité comprenne que la trentaire d’heures par semaine que je passe à travailler pour mes deux mandats à la mairie et à l’AgglO, que ce soit les commissions, réunions et autres études de dossiers, m’amènent à me faire une opinion sur un grand nombre de sujets. Et lorsque je ne suis pas en accord avec la politique menée par Serge Grouard, je n’ai qu’un lieu pour l’exprimer: le conseil municipal. Le jeu est donc pour le rédacteur de l’ordre du jour d’être le plus pointu possible pour permettre au maire de nous dire que nous sommes hors sujet lorsque nos interventions ne lui plaisent pas. Notre rôle est de faire le lien pour arriver à nous exprimer. Peut-être serait-il plus simple de programmer un temps de débat car nous savons bien les uns et les autres quels sujets vont donner lieu à empoignade verbale. Peut-être Serge Grouard peut-il comprendre qu’une fois par mois, il doit entendre ce qu’il n’a pas forcément envie d’entendre: un peu de contradiction. Il est vrai que ses collègues ne montrent pas de désaccord en conseil municipal, ce que je peux comprendre, mais ils ne le font pas en bureau municipal non plus et viennent ensuite s’épancher auprès de nous.
A ceux-là je dis que le courage en politique est de savoir dire ce que l’on pense, même à ses amis !


Cela méritait d’être dit et rappelé : la « majorité silencieuse » est parfois bien contente que « certains disent tout haut ce que beaucoup pensent tout bas ». Merci et bravo Jean-Philippe.
En ce sens, le conseil municipal n’est pas bien différent d’un syndic de copropriété, d’un conseil d’administration, d’une réunion syndicale ou politique : le chef asseoit parfois son pouvoir parce qu’il est chef dans une certaine contestation difficile à mesurer.