Lors du conseil municipal du 24 avril, Serge Grouard a justifié la construction du parking Cheval Rouge par ces mots : » les transports en commun n’absorbent pas la circulation automobile, c’est pas vrai, çà marche pas ! ». Je devrais en déduire que les usagers des transports en commun n’ont pas de voiture. Je devrais en déduire également que les milliers d’usagers du tram et des bus ne cherchent pas à accéder au centre ville et ne laissent pas leur voiture dans les parkings relais de la périphérie. Je devrais en déduire que les villes qui ont dissuadé les automobilistes d’accéder au centre ville n’auraient pas dû voir le chiffre d’affaires de leurs commerçants progresser de plus de 30%.
Et pourtant je constate tout le contraire.
Nous avons une vision totalement opposée de ce que doit être un centre ville animé avec serge Grouard, il veut un concert de moteurs et j’aspire au calme d’une rue piétonne. Il justifie ses propos en fustigeant à raison les implantations commerciales en périphérie. C’est un fait déplorable mais un fait. Je pense que les commerces de centre ville doivent proposer des produits différents de ceux des grandes surfaces et je constate que c’est ce qu’ils font. C’est une question de survie pour eux. Certaines grandes enseignes ont compris qu’elles avaient tout intérêt à rester en coeur de ville car c’est un lieu convivial où l’on peut faire une ballade agréable, où l’on trouve des terrasses de café et des restaurants à tous les coins de rue, voilà ce qui donne envie d’aller en centre ville. Je pense sincèrement qu’Orléans aurait tout à gagner à limiter l’accès aux voitures et à promouvoir les autres types de déplacements. Ce qui a été fait pour le quartier Bourgogne peut l’être pour les Carmes. Un accès possible aux riverains grâce à des bornes escamotables, des parkings extérieurs pour les visiteurs. Il suffit de se promener rue de Bourgogne et aux alentours pour comprendre tout l’intérêt de cette formule. Il suffit de se souvenir des années 70 pour comprendre qu’un retour en arrière serait une catastrophe pour notre ville.


Vous avez parfaitement raison, on pourrait rendre le quartier Carmes piétonnier « de la même façon » qu’on a rendu le quartier Bourgogne.
Mais n’oubliez pas que la rue Jeanne d’Arc qui limite ce quartier Bourgogne n’a pas, elle, été rendue piétonne, pas plus que la rue Royale.
Il faut conserver des axes roulants à l’intérieur de la ville. Et sur la partie Ouest, ça ne peut être que la rue des Carmes.
Alors, que l’on rende piétonnière la partie comprise entre la rue des Carmes et les quais depuis ND de Recouvrance jusqu’à l’hôpital, OUI. Mais pas la rue des Carmes elle-même. Ce serait la mort du commerce en intramail et du même coup celle de cette rue des Carmes que vous affectionnez tant.
J’ai entendu dire que le maire d’Orléans,lors de ce conseil municipal, aurait dit que la voiture propre » c’était pour ainsi dire pour demain « . A t-il dit s’il avait des informations dont nous ne disposons pas? Et même si elle était pour dans un quart d’heure, quelles sont les propositions pour l’intégrer dans la politique des déplacements urbains futurs?
« Le Tout-Voiture en Centre-ville ne peut être une option sérieuse pour le futur », nous sommes nombreux à le penser. Il faut en débattre… Vraiment.
Bravo Jean-Philippe pour la grande qualité de votre blog.
Le problème avec Orléans c’est le manqué de densité de l’agglomération par rapport a d’autres agglo équivalentes en nombre d’habitants qui réduit considérablement l’efficacité et attractivité des transports en commun pour les populations désirant se rendre au centre ville.
Si on se réfère a ce document http://webu2.upmf-grenoble.fr/iepe/textes/Cahier37.pdf Orléans est le type même de « La ville automobile » comme décrite en page 10.
Orléans a plus en commun avec les villes Américaines qu’avec ses homologues Européennes.
Il est évident qu’il va falloir sérieusement améliorer l’offre de transport en commun mais ca va couter plus cher qu’ailleurs et demander du courage politique pour se lancer dans des projets dont les bénéfices ne seront visible qu’après le mandat des décisionnaires.