Le projet de la municipalité serait de collecter gratuitement le verre et le carton chez les commerçants. Un projet qui me pose plusieurs problèmes. Tout d’abord, le principe du pollueur-payeur. Pourquoi les particuliers devraient payer la TEOM (Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères) et les commerçants bénéficier d’une collecte gratuite ? Non seulement çà n’engage pas les fournisseurs à employer du verre consigné, une restauratrice de la rue de Bourgogne m’indiquait qu’on lui livre de plus en plus de verre perdu malgré ses demandes, mais le coût de collecte serait 4 fois supérieur à celui de la dépose en point d’apport volontaire ( la pomme verte). Pour moi, deux solutions sont préférables: l’installation de points d’apport volontaire supplémentaires dans les rues adjacentes aux rues commerçantes en tenant compte de la difficulté de la collecte par les camions de l’agglo. Et si un service « à domicile » devait se mettre en place, que le coût de collecte soit facturé aux commerçants et restaurateurs. La généralisation de la redevance spéciale, basée sur les masses collectées doit permettre de faire un choix équitable pour tous. Cette idée de collecte gratuite ne reflète pour moi qu’une volonté électoraliste de la municipalité qui cherche à privilégier quelques uns au détriment de l’immense majorité des orléanais.


D’une manière ou d’une autre les commerçants feront payer à leurs clients le coût d’enlèvement de leurs ordures. Dans leur cas, on ne peut décemment pas les qualifier de ménagères.
Je suis scandalisé par les tas de cartons, palettes, plastiques, cagettes en bois et pire en plastique, bidons d’huile, que l’on retrouve sur les trottoirs des rues commerçantes et bien entendu de préférence, pas devant leurs vitrines !
Je pense comme vous, que la gratuité d’enlèvement appliquée aux commerces est totalement inéquitable pour les ménages.
Il faudra bien un jour instaurer dans ce pays une facturation au poids de tous ces déchets souvent dus au sur-emballage et obliger les fournisseurs à reprendre et traiter eux-mêmes les déchets qu’ils produisent.