Pour faire face aux oppositions à ce projet de « future Arena », dont il savait qu’elles risquaient d’être houleuses lors de la réunion publique du 19 mars à Saint-Marceau, Serge Grouard a battu le rappel de tous les soutiens possibles. Il y avait bien évidemment Olivier Carré, premier adjoint chargé de l’urbanisme, qui a prouvé ailleurs à Orléans qu’il saura bétonner avec application cet îlot de verdure. Il y avait aussi Michel Martin, adjoint aux finances, chargé de laisser croire que le projet tient la route financièrement et de faire oublier les dépenses annexes (transfert de l’hippodrome, aménagements routiers, achat du terrain Famar pour construire un grand parking, etc.) qui alourdiront immanquablement la note (déjà salée) des 50 millions d’euros annoncés. Il y avait encore Gérard Gainier, élu du quartier non pas lors des élections mais par la grâce d’une seule voix, celle de Serge Grouard. Mais aussi, pour l’aspect sportif du dossier, Martine Grivot et Philippe Pezet (chargé sans doute de rappeler à tous la meilleure manière de soutenir une équipe de basket…), et quelques autres élus de la majorité municipale, moins concernés mais appelés en renfort…
Pour conforter encore sa conviction, Serge Grouard avait convié également les élus de communes voisines, comme Thierry Cousin, maire de Saint-Pryvé, qui va devoir maintenant ramer pour imposer ce projet à son conseil municipal, ou Hugues Saury, peut-être soulagé de ne pas avoir à affronter ce genre de difficultés sur sa commune d’Olivet…Et Last but not least, Charles-Eric Lemaignen nous a rejoint après le conseil d’agglo, soucieux sans doute de compter les points et heureux de voir qu’il n’est pas le seul à être contesté dans sa politique.
Devant un tel déploiement de force, comme souvent dans ces cas-là, c’est sans doute grâce à ceux qui n’étaient pas là que l’on peut mieux comprendre ce sur quoi ce projet fait l’impasse. Il n’y avait pas Marie Cugny-Seguin, celle qui aurait pu, à la faveur des recommandations du pacte écologique de Nicolas Hulot, devenir première adjointe pour veiller à une réelle application transversale du développement durable. Il n’y avait pas non plus Quentin Thomas, délégué à la biodiversité, pourtant élu du quartier. Bref, on devine que, dans ce projet, les préoccupations environnementales seront allègrement piétinées. La protection des bords de Loire, les risques d’inondations, la nécessité d’infrastructures routières importantes… Du point de vue du développement durable, cette construction est injustifiable. Son impact écologique est potentiellement énorme, non seulement sur le site mais aussi par les dommages collatéraux liés aux travaux, aux flux routiers générés, aux dépenses énergétiques de fonctionnement… quand bien même cette immense coquille souvent vide serait construite en HQE ! Et l’on peinera à entrevoir les aspects économiques et de cohésion sociale qui pourraient rendre cet équipement indispensable à cet endroit… Seule émerge la volonté d’une réalisation marquante et visible, clinquante plus que rayonnante.
Dès 2006, la ville d’Orléans s’inscrivait dans les actions du « défi pour la terre » de la fondation Nicolas Hulot. Il serait intéressant de savoir ce que celui-ci pense de ce projet. Serge Grouard s’est engagé dans une démarche d’Agenda 21 en réduisant celle-ci à une liste de bonnes intentions, et en oubliant sans cesse qu’elle exige dans ses principes une large consultation préalable (ici le projet et le site sont imposés) et une évaluation constante au regard du développement durable (ici, pas même une étude d’impact n’est envisagée !).
Désolé, Mme Cugny-Seguin, vous croyiez sans doute à la sincérité de Serge Grouard, et vous rêviez sûrement d’orienter vers des développement plus écologiques les projets de la majorité municipale. Preuve est faite que vous n’étiez qu’un alibi pour sa campagne, une double caution politique de circonstance (pour votre étiquette modem et pour votre connaissance des dossiers environnementaux). Une fois élu, Serge Grouard fait peu de cas de votre avis et l’on comprend bien que son intérêt n’était qu’un leurre…

Dis donc ça tape fort ici!!!
Dommage que cela soit totalement injustifié…
J’étais bien présent à la réunion sur le grand équipement sportif, à deux places de M.Brard, et j’ai salué Corinne Leveuleux. Peut-être que vous auriez du leur demander avant d’écrire des bêtises.
Dans l’article précédent, vous parliez de ma « disparition », mais je suis plus que jamais là, et si vous veniez aux réunions publiques de Saint Marceau, hier sur la charte O pesticide par exemple vous le verriez.
Quand au projet lui même, il faut arrêter de brasser du vent. Aujourd’hui il n’y a aucun élément parce que le cahier des charges n’a pas encore été fait. Comment voulez vous critiquer un bâtiment alors qu’il n’est pas construit et même pas encore été pensé. Nous aurons à choisir le bâtiment le plus respectueux pour ce cadre magnifique. C’est un projet très important que je soutiens et dont je m’étais déjà justifié:
http://quentinthomas.fr/archives/de-lambition-pour-orleans
La deuxième chose, c’est l’existant, une grande pelouse, tondue régulièrement, et donc pauvre en biodiversité, des haies chétives et malades à certains endroits, une tribune hors d’état… Ce grand équipement permettra de restructurer l’espace, au maximum 20% de l’espace sera construit. 20%!!!! Le reste accueillera probablement des arbres, des équipements pour le quartiers…
La balade sur les bords de Loire sera maintenue…
Et ceux qui à la réunion faisaient de l’anti jeune en disant il y aura des jeunes qui traîneront dans la rue à une heure du matin, c’est une vision bien triste de la vie en société mais pour les rassurer on peut dire que les match finissent aux alentours de 22H et qu’à 22H30 il n’y a plus personne.