Lors du conseil municipal du 20 février dernier, à la suite de la présentation de l’étude concernant la biodiversité urbaine à Orléans, ma question a porté sur la création d’un poste de référent pour la mise en œuvre du plan envisagé (voir ci-dessous un extrait sur cette question, l’ensemble de la présentation étant visible sur le site de la ville…).
On peut se demander comment va être mise en œuvre la mission de ce référent, puisqu’elle n’a pas été évoquée en commission, puisque Mme Cugny-Seguin semblait elle-même peu informée de ce qu’il en était (entre son « je sais qu’il y a une réflexion sur la création de poste » et l’annonce de Serge Grouard « la création de ce poste est actée ») et puisque les conditions réelles de cette création de poste sont encore encore assez floues… En effet, dans son édition du 5 au 11 mars, la Tribune d’Orléans cite Quentin Thomas pour indiquer que « trois postes de jardiniers vont être supprimés afin de créer un poste de coordinateur biodiversité pour continuer cette observation ».
Dans un article de son blog, du 26 février, Quentin Thomas écrivait de manière moins précise que « La ville a de l’ambition en matière de développement durable, et elle se donne les moyens de satisfaire à cette ambition. La suite de cette étude, c’est la mise en place de la charte 0 pesticide, le recrutement d’un référent biodiversité, et l’élaboration du “Plan biodiversité”. Nous sommes déjà dans le concret avec la charte 0 pesticides et le poste de référent biodiversité avait été largement demandé afin de pouvoir mener à bien notre projet biodiversité. Ce n’est d’ailleurs pas une création de poste, mais un redéploiement puisque la ville souhaite maîtriser ses dépenses et sa fiscalité. »
Si l’on ajoute par ailleurs les difficultés rencontrées pour ne serait-ce que consulter le rapport en question (voir l’article de la tribune), on mesure à quel point ce plan baigne, comme la plupart des projets de cette municipalité, dans une curieuse culture du secret mais surtout dans une gestion largement improvisée…
« Nous sommes tous rassurés », dit Mme Cugny-Seguin, sauf sans doute l’équipe des jardiniers de la ville et tous ceux qui aimeraient savoir exactement le contenu de ce plan, quels en sont les indicateurs de référence, et surtout comment il va être piloté exactement…
Mme Cugny-Seguin relevait également, à juste titre cette fois, l’intérêt qu’il y avait eu dans cette étude à associer les jardiniers à la démarche de sensibilisation pour la biodiversité. Ils seront désormais moins nombreux et sûrement moins motivés pour cela…

On le voit, la municipalité actuelle travaille en toute transparence…