La soirée commençait plutôt bien. Marie Cugny Seguin a mis de l’ambiance en tentant de définir un taxon (l’espèce humaine est un taxon, la taxonomie étant l’étude de l’ensemble des espèces) lors de l’exposé sur la biodiversité en donnant un exemple incompréhensible qui a plongé l’assistance dans un abîme de réflexion et un éclat de rire salvateur. Et puis Corinne Leveleux a jeté un premier froid en revenant sur l’actualité de la rue des Carmes. L’atmosphère a brusquement changée et nous nous sommes vus accusés de faire des interventions dont le rapport avec la délibération n’était pas évident. Il est vrai que parler des sujets qui nous intéressent ainsi que les orléanais que nous croisons est compliqué. Mais que devons-nous faire ? Ne pas intervenir en conseil municipal ? Je comprends bien que ce serait plus confortable pour Serge Grouard mais c’est la seule occasion que nous avons d’avoir un débat ! Notre réunion mensuelle avec la majorité est l’occasion de confronter nos idées sur des questions aussi variées que la privatisation des crèches, pardon délégation car ce mot est inaproprié lorsqu’on parle de gestion par une société privée d’un service public, d’urbanisme ou encore de culture. Nous sommes entrés dans un cercle infernal fait de suspicion, d’accusations, de sous-entendus… bref, l’hémicycle est devenue une arène et nous avons été jetés en pature aux lions ! M Montillot nous a renvoyés à nos cours de grec et de latin (aïe ! je n’ai suivi ni ni les uns ni les autres) pour bien montrer que pour pouvoir participer à la vie publique il faut avoir une certaine culture. Heureusement, j’ai toujours en tête le vieil adage: « la culture c’est comme la confiture, moins on en a, plus on l’étale ! ». M Carré nous a menacés de procès en diffamation au sujet du projet d’alignement des Carmes. Serge Grouard a souhaité un bon anniversaire à sa façon à Baptiste Chapuis (27 ans hier) en l’accusant de ne pas travailler ses dossiers au sujet de la crèche Pasteur. Propos repris par Mme Leclerc, et visiblement préparés, pour tenter de déstabiliser mon collègue qui a pourtant passé des heures à travailler ce dossier. Une ambiance détestable qui ne présage rien de bon. Allons-nous vivre ce genre de conseil municipal pendant cinq ans ? Si l’objectif est de nous impressionner, j’ai bien peur que l’effet soit inverse ! L’ambiance hier soir après le conseil était plûtot combative et les rangs serrés. Nous écoeurer ? Chaque remarque agacée de la majorité nous renforce dans l’idée que nous avons fait mouche et qu’il faut creuser le sujet. Nous monter les uns contre les autres ? Je n’ai jamais senti une plus grande complicité avec les communistes qu’hier soir. Non vraiment, ces soirées nous rendent plus forts, plus unis, plus déterminés à défendre nos idées et les orléanais et à jouer notre rôle d’opposants constructifs et vigilants. A bon entendeur…

Bravo Jean-Philippe pour votre solidarité plus forte de jour en jour.
Tu as raison quand tu dis que s’ils vous agressent ainsi, c’est parce que vous touchez là où ça fait mal. Le tram le plus cher de France sans compter le cout de l’alignement va devenir le projet de tous les dérapages financiers. La gare toujours pas finie alors qu’elle a été inaugurée il y a un an. CE Lemeignen ne supporte visiblement plus qu’on lui demande de rendre des comptes. Un tourisme qui se referme sur lui-même. Un développement économique sans perspective autre que d’amener des camions et des entrepôts délocalisables en 3 semaines. Une politique à la petite enfance qui faute d’ambition est confiée au privé.
Je crois que oui, ils agressent parce qu’au fond, ils ne sont pas assez bons pour gérer les différents dossiers et qu’ils voudraient bien vous intimider pour que vous arrêtiez de leur en parler.
Il y a une chose qui m’impressionne, ce n’est pas les propos des uns et des autres. C’est l’arrogance avec laquelle ils tentent de confisquer à tous les niveaux, la démocratie locale.
Des sujets qui ne sont pas traités en commission. Des places pour l’opposition réduits par le fait du prince, que ce soit à l’AgglO ou aux différents conseils. Une constitution politique des conseils de quartiers ( suppression des associations, des coànseillers généraux pour la plupart de gauche, 3 places seulement sur 82 pour des personnes proposées par l’opposition au CMA). L’interdiction faite à l’opposition de s’adresser aux services. A présent, l’intimidation au conseil municipal.
Si nous n’étions pas en France; je me demanderais dans quelle république bannière je vis.
Bravo, Jean-Philippe !
Ces méthodes et ces tentatives de déstabilisation doivent effectivement vous renforcer et vous souder. Ce sont des méthodes de droite qui sont malheureusement connues. Coppé les a essayées contre Mélanchon, qui fort heureusement n’est pas né de la dernière pluie, lors du dernier ou avant dernier « Riposte » sur la « Cinq ».
Bravo, vous êtes sur le bon chemin.
Lors du dernier CM, Corinne avait un sourire qui en disait long car elle savait déjà qu’elle avait touché juste. A voir la réaction de Grouard, grandiloquente et professorale c’était na-nan pour vous. Ce n’était pas évident au premier abord mais fort heureusement il y a maintenant la vidéo, grâce à notre CDG.
Continuez nous sommes derrière vous.
Un conseil municipal, pas tout à fait comme les autres !
Après un début bucolique, délibération sur la bio diversité, plantes, plumes et poils et même les chauve-souris, l’ambiance s’est assez brutalement dégradée à propos de la rue des carmes…
Et puis ainsi de suite au fil des délibérations…..
Rappel au règlement !
Sommés de ne rien dire de dérangeant, accusés de mauvaises pensées, de propos insultants et d’incompétence, les élus de l’opposition ont su, me semble t’il, garder humour et sang froid devant cette avalanche dialectique !
Comme cela ne suffisait pas, nous avons eu une fois encore le rappel à la « la faute originelle »,
« Vous nous dites cela, mais….. Avant 2001 vous….. » En résumé c’était la « cata et encore nous sommes indulgents, car en fait c’était bien pire… ! » D’où la conséquence logique :« aujourd’hui en 2009 et pour les décennies à venir, le « avant 2001 » vous discrédite, on vous tolère mais vous feriez mieux de vous taire !
Petit rappel : l’opposition municipale, comprend 13 élus et désormais, je suis le seul à avoir participé à l’action municipale dans le mandat avant 2001. « Plus précisément d’ailleurs deux mandats dans la majorité de l’époque ».
J’assume, bien sûr, et sans réserve l’action que j’ai pu mener durant ces mandats, au sein de l’équipe animée par jean Pierre Sueur.
Je veux dire ici, que j’ai eu la chance de travailler aux côtés d’élus motivés, compétents, engagés sans limite dans l’action municipale. J’ai appris énormément et au contact d’hommes et de femmes de conviction, intéressés par le bien commun et l’avenir de leur cité.
A titre personnel, je suis assez fier d’avoir par exemple animé tout le travail d’aménagement et d’accessibilité pour la première ligne de tramway, aussi bien pour les stations que pour le matériel roulant. Il est facile aujourd’hui de plébisciter le tram « celui qui roule » et dans le même temps, d’avoir durant toutes ces dernières années montré autant d’incompétence et d’atermoiement pour la seconde ligne !!
Je pourrai évoquer de nombreux défis relevés, souvent difficiles, avec leurs lots de réussite et aussi d’échec. Je me souviens par exemple, qu’Orléans fut innovant en créant Archilab,la charte de solidarité pour les plus démunis, le carrefour des droits de l’homme, les rencontres ville handicap, les journées ville santé…
Je pourrai dire beaucoup d’autres choses, mais en ce qui me concerne, je vis au présent et non dans la nostalgie du passé.
Je dis simplement, qu’aujourd’hui, et cela seul compte, sur 13 élus municipaux d’opposition, 12 sont de nouveaux élus. Tous ensemble, nous travaillons pour nos concitoyens, au plus près des préoccupations d’aujourd’hui et pour préparer l’avenir.
Nos propos dérangent ? J’en ai bien conscience et je m’en réjouis ! Car, la plupart du temps, nous faisons œuvre de propositions alternatives qui, j’en suis convaincu,correspondent à la prise en compte d’aspects ou de préoccupations « oubliées » par la majorité.
Nous ne souhaitons pas qu’on démolisse les maisons classées de la rue des carmes et nous proposons la piétonisation qui coûtera bien moins au contribuable et qui est techniquement plus simple. Nous ne souhaitons pas voir couvrir d’acier et de béton l’île Arrault, goudronner des hectares pour des parkings, envahir nos petites rues de l’ouest de st marceau par des milliers de véhicules. Nous pensons que les terrains des montées sont à étudier et peut être d’autres…. Nous pensons que la RN20 sud doit être transformée, maintenant ! Nous pensons que la Ville doit garder la maîtrise totale et entière de sa politique de petite enfance et non la confier à un tiers, privé de surcroît ! Nous demandons que les dispositifs d’insertion se développent partout où cela est nécessaire, et que là où ils existent, la ville les soutienne, comme à la Source par exemple…
Nous sommes pour le développement durable et nous voudrions que les réalités prennent le pas sur les discours, par exemple la jonction tram train à la gare qui n’existe toujours pas après tant d’années !
Il y a les grandes et les petites choses, il y a la culture et l’accès pour tous, il y a par exemple cette promesse d’école de musique, chez nous, à st marceau…
Nous en parlons et nous argumentons sur tout cela et sur bien d‘autres sujets ! Et ce serait anormal ? Déplacé ?
Quant à nos adjoints tout nouveaux, nés d’une pluie assez récente, qui eux aussi, d’un air entendu, nous sortent le couplet de « ah ! Avant 2001 !!! » Cela ressemble vraiment au perroquet, débitant une leçon bien apprise mais pas franchement authentique !
Nous sommes bientôt dans la seconde décennie du 21ème siècle, soyons résolus pour trouver les bonnes réponses et les projets adaptés aux problématiques qui nous sont posées. Notre expression est directe et sans détour, nous disons ce que nous pensons juste et utile pour Orléans et les Orléanais. Cette expression résulte souvent des rencontres que nous faisons avec les habitants, dans les quartiers, les associations, dans l’ensemble des secteurs de l’activité de notre ville. Nous construisons, au jour le jour, au fil de l’expérience, une réflexion et des propositions, sans prétendre à la vérité absolue et plutôt dans une démarche pragmatique.
Il nous faut continuer dans ce sens, pour Orléans, c’est en tous les cas ma conviction profonde et sincère.
Michel Brard, conseiller municipal d’opposition
Si je puis me permettre…
Eh bien non M. Grand je ne vous dis pas bravo !!!.
Je vous lis assez souvent, mais là, je ne reconnais pas le discourt nuancé, intéressant que je retrouve dans vos articles « Durables ». Cette agressivité de texte ne vous va pas, (dommage qu’il y ai des couleurs qui déteignent).
je sais bien que les 2 commentaires qui me précèdent dans votre blog sont partisans, mais qmm je suis déçu.
Moi je n’apprécies pas les prises de parole à la « Hussarde » d’un certain « nouveau » au CM, qui n’est pas digne de démocratie, alors de grâce pas de leçon….
Autre chose, je ne sais si M. Chapuis a travaillé son dossier mais je pense aussi, qu’il c’est trompé de crèche…
D’autre part (et vous le savez) pour répondre à un certain « Michel ou Miquel » ou peut être es ce le même, la Démocratie Locale se fait aussi sur le terrain et j’y suis.
cordialement
La majorité croit représenter TOUS les orléanais et pouvoir se passer de l’opposition. Elle oublie que TOUS les orléanais n’ont pas voté pour elle. Dans un régime démocratique, on laisse une place à l’opposition. A la mairie d’Orléans, on voudrait s’en débarrasser. C’est vrai que ce serait commode. Mais ce ne serait pas démocratique.
Ainsi, lorsque Mr toreille, par ailleurs très silencieux en conseil municipal, ne place que des amis politiques dans les conseils de quartiers, il peut dire qu’il étend l’emprise de la droite sur la ville. Il ne peut pas dire qu’il fait de la démocratie locale.
Par l’Histoire, de grands dictateurs pensaient, sans doute de bonne foi, parler directement au peuple en se passant des intermédiaires. On se rappellera qu’à chaque fois, les peuples ont refusé ce mode de fonctionnement et ont changé de régime. Cela devrait encourager la majorité à plus de réalisme et moins d’hégémonie.
Les donneurs de leçons qui se cachent derrière un pseudo, devraient déjà respecter « l’autre » surtout quand il donne son nom, en l’écrivant correctement… D’autre part la majorité ne « croit « pas, elle agit. Enfin, M. Torreilles, n’a pas le pouvoir de placer ses Amis dans les CMA, seul ceux qui désirent « participer » mais avec nous y sont, et je rappellent que pour les autres il est toujours possible de « PARTICIPER » en s’inscrivant auprès des Mairies de Proximité pour un tirage au sort, ou faire parti d’ateliers ouverts A TOUS (… et voilà de la démocratie). Pour finir, sachez Monsieur… comment déjà ?, qu’en général je ne parle que quand j’ai qq chose à dire qui pourrait intéresser les autres… il m’arrive de converser avec beaucoup plus d’intérêt lorsque je m’adresse à nos concitoyens sur le terrain. Je vous remercie de l’intérêt que vous m’avez porter.