La première réunion du comité local d’Europe Ecologie, le rassemblement des écologistes pour les européennes du 7 juin prochain, a eu lieu à Orléans hier soir. Nous étions une quarantaine à venir d’horizons différents, Verts, Bovétistes, Hulotistes et associatifs, à avoir décidé de travailler ensemble pour faire triompher nos idées. Enfin, les écologistes ont pris la dimension du problème qui nous empêchait de nous réunir plus tôt. Si nous partageons le constat, nous pensions que les moyens pour y parvenir étaient forcément différents. Les associations et le mouvement de Nicolas Hulot en particulier, pensaient que tous les partis politiques pouvaient s’emparer du problème et le régler. Pourtant, le premier candidat écologiste était René Dumont et avait été porté par les associations pour parler des enjeux environnementaux il y a plus de 30 ans ! La défiance envers un parti « comme les autres », Les Verts, n’a pas lieu d’être car nous sommes tous issus du monde associatif. J’ai rejoins Les Verts grâce au réseau « Sortir du Nucléaire » et il m’a paru plus efficace de m’impliquer politiquement que de jouer les lobbyistes auprès des partis dominants dont les prises de position sur ce sujet n’ont pratiquement pas changées en dix ans de militantisme. La décision de Nicolas Sarkozy de mettre en chantier deux nouveaux EPR est emblématique du refus des partis de gouvernement de prendre en compte le risque sanitaire majeur. Ce comportement du « après moi le déluge » est symptomatique d’une part importante de la classe politique, tous partis confondus. Ce n’est pas le sens de mon engagement car, même si je suis prêt à admettre que nous ne pouvons pas tourner la page du nucléaire du jour au lendemain et qu’il nous faudra 25 ans pour en sortir, je refuse de croire que l’EPR est LA solution à notre problème énergétique.
Quant à l’Europe, je suis persuadé que sans elle nous serions encore à l’âge de pierre de la prise de conscience écologique. Notre poids politique, 43 députés européens écologistes dont 6 français, est bien plus important qu’il n’y paraît. c’est le bon sens qui semble prévaloir chez les 785 Eurodéputés. Ainsi, le phénomène de meute qui vote sans réfléchir en fonction des directives du gouvernement n’existe pas. Une bonne mesure pour l’Europe est adoptée et s’applique à l’ensemble des pays. Concrètement, je suis persuadé que si la valorisation des déchets est mise en place ce sera grâce à l’Europe. Quelques visionnaires comme Dany Dietmann ont pu faire bouger les lignes, mais il faudra une décision européenne pour structurer la filière du recyclage français et lui permettre d’atteindre le formidable pourcentage des pays du nord de l’Europe qui valorisent plus de 70% de leurs déchets ! Avec nos 21% de valorisation, nous avons de la marge….

