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Le jardin d’Assalat

Je suis convaincu que ce sont les microprojets qui ont un réel impact sur sur la vie quotidienne dans les pays pauvres. c’est la raison pour laquelle nous avons décidé de partir en famille pour noël découvrir le travail des associations amitiés France/Touaregs et forestiers sans frontières. Le principe est simple, une part du prix de notre voyage est reversée pour construire des écoles, reforester ou aider à l’implantation d’une zone de maraîchage. Nous avons visité différents sites et avons pu participer, modestement, aux travaux. L’essentiel de notre voyage était tout de même consacré à la rencontre avec la population et à une randonnée chamelière avec notre guide Assalat. Comme j’étais convaincu de la pertinence d’une aide ciblée et directe; je cherchais un microprojet et cette formule à l’avantage d’allier l’utile à l’agréable.

J’ai donc rencontré Assalat, Touareg de 45 ans qui travaille depuis un an à un projet de jardin maraîcher près d’Echag au sud de Gao. Sur un hectare, dans une zone propice car alimentée en eau toute l’année, il a planté avec l’aide de forestiers sans frontières, des arbres et des légumes. La particularité de son projet est qu’il est financé pour moitié par la communauté. La « famille » d’Assalat, au Mali la notion de famille est beaucoup plus large et ce sont plus de 100 personnes qui sont concernées par cette idée, contribue en donnant du temps ou un peu d’argent. Le reste vient donc des ONG et finance le creusement des puits, l’achat des végétaux et le soutien technique.

L’objectif est double, rendre autonome cette initiative en 3 ans afin de montrer que l’on peut mener des projets qui ne soient pas des puits sans fond. Comme le dit le vieil adage: donne un poisson à un homme et il mangera à sa faim aujourd’hui, apprends lui à pêcher et il mangera toute sa vie. L’aumône ne m’intéresse pas, je cherche à aider en respectant les personnes et c’est comme çà qu’Assalat pourra être fier de ce qu’il aura accompli. L’autre objectif est de pouvoir dupliquer ce projet et lorsque les moyens financiers sont limités, il vaut mieux aider des projets qui feront école et qui s’autofinanceront plutôt que de se lancer dans des investissements lourds.

Les associations doivent réunir 7500 euros pour ce projet ce qui est ridiculement faible en regard de l’impact sur cette communauté. je vais coordonner les efforts de tous en collectant les dons, déposant des dossiers de demandes d’aide pour qu’Assalat puisse aller au bout de son rêve: un jardin à lui sur lequel il fera pousser les légumes nécessaires à sa famille sans attendre d’aide particulière. Il n’a besoin que d’un coup de pouce et je suis déterminé à lui donner.

Si vous voulez me faire part de vos idées sur ce sujet de l’aide au développement ou m’aider dans ce projet, postez-moi un commentaire et je vous recontacterai.

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