Pour notre deuxième confrontation sur le sujet, Serge Grouard et moi sommes restés fermement campés sur nos positions. J’ai essayé d’avancer mes arguments de manière différente mais je me suis vu répondre qu’empêcher la voiture de pénétrer au coeur du quartier ferait dépérir le centre ville. J’ai déjà longuement expliqué à Minijack que je n’étais pas contre la voiture mais pour une utilisation raisonnée de celle-ci. Je pense seulement que les politiques doivent donner des signals. Mettre des radars en ville pour faire respecter les limitations de vitesse est un signal. Faire construire un parking de 350 places rue du Cheval Rouge est, pour moi, un signal fort qui invite les automobilistes à venir se garer au pied des magasins.
J’ai de nombreux exemples de métropoles régionales qui ont un quartier piétonnier vaste, que ce soit Toulouse, Albi, Strasbourg ou Tours. Etendre le quartier commerçant vers l’ouest en intégrant la rue des carmes passe, à mon avis, par la piétonnisation de cette rue. Si, en plus, cela évite de détruire 17 immeubles anciens, d’engager des fonds importants de la part de la mairie pour le rachat de ces immeubles et de donner la même chance à ce quartier que celle donnée au quartier Bourgogne, je considère que mes arguments pourraient être pris en compte.
Je ne veux pas faire dépérir le centre ville et je le trouverai encore plus agréable lorsque je pourrai aller jusqu’à Palaf par une rue piétonne.

