Faire fonctionner une école au quotidien relève parfois du parcours du combattant. Les personnels enseignants aimeraient pouvoir sentir un soutien indéfectible de la mairie. Malheureusement, les petits problèmes rencontrés ne semblent pas trouver d’écho et deviennent lourds à porter.
Le manque de communication de la mairie envers les enseignants pour tout ce qui concerne les travaux est pointé régulièrement. De la part d’une équipe qui a toujours érigé la communication et la démocratie participative en alpha et oméga de la pratique municipale, on peut être étonné. Ainsi, régulièrement des artisans débarquent à l’école sans que la directrice en ait été avertie ou inversement celle-ci n’entend plus jamais parlé d’engagements pris par les services. ex: son bureau devait être déplacé à la toussaint dans celui des ATSEM. elle a donc tout préparé avant de partir en vacances et tout retrouvé au même endroit en revenant !
Les effectifs à venir sont une préoccupation importante. Apparemment personne n’est capable d’évaluer le nombre d’enfants qui peuvent arriver dans l’école l’année prochaine alors que 3 nouveaux lotissements viennent d’être construits ou sont en cours. La moyenne est à 29 élèves par classe avec des ouvertures prévues à partir de 30…Si la mairie pouvait anticiper…
Suite à la mise en place de la semaine de 4 jours, les ATSEM se sont vu proposé par la mairie: soit de travailler moins pour gagner moins, soit de faire du ménage le mercredi, soit d’encadrer le périscolaire. Elles ont légitimement choisi d’encadrer le périscolaire qui est tout de même plus valorisant. Il semblerait que certaines ATSEM soient plus fatiguées car du coup elles commencent à 7h30 pour finir à 18h certains jours. Elles n’aident plus à ranger et nettoyer les classes puisqu’elles doivent prendre en charge les enfants qui restent en périscolaire et ce sont les enseignants qui voient leur charge de travail augmenter.
Une réflexion pourrait également être menée pour que, dans le cadre d’une réorganisation de l’école, toutes les classes maternelles ainsi que les dortoirs soient ramenés au rez-de chaussée. Pour l’instant, le bâtiment est partagé avec l’école élémentaire et la moitié des classes de petits sont à l’étage.
Les poubelles de la cantine sont dans la cour de l’école. Elles devraient être derrière un portillon mais les employés du délégataire disent ne pas avoir les clés de celui-ci. Malgré plusieurs demandes à la mairie, rien ne bouge.
La mairie a changé de fournisseur pour les vélos de récréation. L’ancien fournisseur semblait avoir des problèmes et c’est un de ses concurrents qui a été choisi pour le remplacer. Problème, les anciens vélos pourtant réparables rouillent dans un local faute de réparateur. Je propose qu’une entreprise d’insertion prenne en charge la remise en marche de ces vélos et évite ainsi à la mairie d’en acheter de nouveaux.
Voici les quelques points marquants de ce premier conseil lors duquel j’ai pu apprécié l’engagement des enseignants, des ATSEM et des parents pour que nos enfants puissent apprendre et s’épanouir. Je sais que gérer les petits problèmes qu’ils rencontrent peut paraître ingrat mais les élus doivent aussi savoir travailler dans l’ombre. Ils n’en apprécieront que mieux la lumière…
