La loi de finance 2009 demandera aux collectivités de mettre en place le tarif incitatif en matière de collecte des déchets. Nous sommes nombreux à avoir des difficultés à comprendre pourquoi ce qui a été fait pour l’eau ne pourrait l’être pour les déchets. D’autant plus que certains comme le syndicat mixte Montaigu-Rocheservière en Vendée ont mis en place un outil d’optimisation et de maîtrise des coûts qui s’appuie justement sur le tarif incitatif. Avec des résultats spectaculaires comme la division par 3 du nombre de présentations des bacs à la collecte. Il y a bien évidemment des obstacles à franchir comme le fait qu’avec 50% d’habitat collectif, l’Agglo part avec un handicap certain. Difficile en effet de savoir qui dépose quoi à moins d’avoir préalablement mis en place un système de dépôt avec carte à puce individuelle. Difficile également de diminuer les déchets lorsque seulement 7% des orléanais qui potentiellement peuvent accueillir un composteur en sont équipés. Difficile encore lorsque les grandes surfaces locales remplissent quasiment à eux seuls nos poubelles de prospectus et autres suremballages. Le projet d’Agglo sur lequel je travaille avec mes collègues de la commission des déchets fera un grand nombre de propositions pour, par paliers, aller vers la mise ne place du tarif incitatif. Mais il ne sera compris et efficace que si nous obtenons les moyens financiers et humains nécessaires pour franchir une à une les étapes vers une réduction forte de nos déchets.

