Petit rappel de faits déjà anciens : en 1996, Alain Carignon, alors maire de Grenoble était condamné pour avoir reçu 21 millions de francs (plus de 3 millions d’euros, tout de même…) de la Lyonnaise des Eaux en échange de la concession, en délégation de service public, de l’eau de la ville. Pour la première fois sous la Ve république, un homme politique encore ministre 3 mois auparavant, effectuera 29 mois de détention. Dans le contexte de ce scandale politique de premier ordre, s’imposait le lancement d’un chantier que beaucoup considèrent difficile, voire impossible : la re-municipalisation du service de l’eau. Grâce au travail acharné et tenace de Raymond Avrillier, la ville de Grenoble reprenait dès 2000 la maîtrise de l’ensemble de la chaîne, de la production à la distribution de l’eau.
Premier artisan de ce combat entamé dès 1989, tant par la révélation du scandale financier dès 1993 que par la mise sur rail de la gestion en service public à partir de 2000, Raymond Avrillier connaît sur le bout des doigts les difficultés, les contraintes, les pesanteurs de ce type de dossier, mais aussi et surtout les bénéfices que peuvent en espérer les usagers… Les péripéties politiques de cette affaire l’ont également amené à faire l’expérience, et le comparatif, de différents modes administratifs de l’assainissement et de la distribution de l’eau : la délégation de service public, la société d’économie mixte, la régie municipale.
Les enjeux : la maîtrise des coûts d’exploitation, de la qualité, le contrôle de l’assainissement, la prise en main de la qualité écologique des captages, la baisse du prix de l’eau distribuée.
Ressource vitale, besoin de première nécessité s’il en est, enjeu de santé publique, dont on commence seulement à percevoir l’importance, tant l’ampleur des problèmes de pollution qui la touchent est encore peu mesurable, l’eau est condamnée à devenir un acteur majeur de la crise écologique qui s’annonce. Protéger cette ressource, c’est avant tout garder le contrôle de l’entretien et du renouvellement régulier des installations, et pouvoir mener une réelle politique d’incitation, sans arrières pensées, à éviter les gâchis et limiter la consommation.
Cette question de la gestion de l’eau est comme une évidence de la notion même de développement durable, dont doivent se saisir les collectivités locales : préserver la ressource, en être économe, et pouvoir en disposer dans une logique de politique sociale.
Pour éclairer le débat, qui s’est avéré fondamental dans de nombreuses communes de l’agglomération orléanaise lors de la campagne pour les élections municipales, Raymond Avrillier apportera son expertise d’une réussite incontestable dans la communauté d’agglomération grenobloise.
Je vous donne donc rendez-vous le 5 novembre à 20h30 à la salle Yves Montand dans le quartier des Blossières à Orléans.


A lire sur Openlasource : « Que d’eau, que d’eau ! » … et bonne réussite à la conférence-débat sur la gestion de l’eau.
Y aura-t-il un compte-rendu de cette passionnante réunion (dixit une participante) ?
il y n’en aura pas car nous préférons essayer de faire salle comble la prochaine fois ! Nous aurons des intervenants de cette qualité tous les trimestres, au plaisir de vous voir.