La crise financière devrait déclencher une crise mondiale de l’économie tout au moins pour l’Europe et les Etats-Unis. Je ne m’en réjouis évidemment pas mais nous sommes un certain nombre à penser que c’est peut-être la chance que nous attendions pour enclencher un comportement vertueux de nos gouvernants. Au même titre que la crise pétrolière de 73 avait conduit à la fameuse campagne « on n’a pas de pétrole mais on a des idées », cette crise doit permettre aux politiques d’actionner les leviers d’un changement radical de comportement. Cette situation peut permettre aux populations de réfléchir à l’impact de leur consommation : quel est l’intérêt d’acheter un frigo qui consomme beaucoup et qui durera 5 ans si je peux en acheter un qui consomme peu et qui durera 20 ans ? Vaut-il mieux acheter une paire de chaussures réparables qui dure 20 ans ou une paire quasiment jetable qui dure une saison ? Nous trouverons d’autant mieux les réponses que nous serons obligés de réfléchir à deux fois avant d’ouvrir notre porte-monnaie.
L’efficacité énergétique doit devenir la priorité pour éviter aux plus démunis de voir s’envoler leurs factures de chauffage alors même qu’ils ont besoin de leur argent pour faire face à l’augmentation des denrées alimentaires. Le facteur 4 doit se convertir en plan Marshall pour que les investissements nécessaires aient également la vertu de la création d’emplois dans des temps qui promettent d’être difficiles.
