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évaluation de l’agenda 21

 

L’ « Observatoire national des agendas 21 locaux et des pratiques territoriales de développement durable » vient de publier son deuxième « cahier », consacré aux ateliers menés entre juin et décembre 2007 sur la thématique des « repères sur l’évaluation au regard du développement durable« .

Les notions d’évaluation et d’indicateurs sont primordiales dans la conduite d’un agenda 21. Ce sont en effet en principe les outils de base, l’un des piliers en fait, pour le comité de pilotage, pour améliorer les actions menées, amplifier celles qui le méritent et réorienter les directions décevantes.

Force est de constater que la ville d’Orléans, qui participe à cet organisme, n’a pas encore mis les moyens nécessaires à un fonctionnement efficace de l’agenda 21.

Quid du comité de pilotage et de son fonctionnement, peu ouvert et bien opaque depuis le lancement de l’agenda ? Ces dernières semaines, la mairie annonce timidement la mise en place prochaine d’indicateurs pour le suivi des mesures engagées. Mais le dispositif global d’évaluation a-t-il lui-même été convenablement cerné ?

N’a-t-on pas mis la charrue avant les bœufs en lançant l’agenda 21 plusieurs années avant de mettre en place les outils de son fonctionnement ? La méthodologie de l’évaluation et de la concertation étaient pourtant l’une des conditions de sa réussite.

Pour autant, les actes de ces ateliers montrent que certaines collectivités ont été beaucoup plus efficaces et dynamiques qu’Orléans en mettant en place divers dispositifs très intéressants (par exemple l’Observatoire social urbain de Mérignac, l’observatoire du développement durable de la communauté de communes du Grand Lyon, le projet « indicateurs 21″ de la région Nord-pas-de-Calais ou encore un dispositif assez complet à Échirolles…). Orléans, qui revendique l’exemplarité en matière de développement durable, paraît en réalité bien en retard.

La mise en place de ce type de démarche est certes relativement complexe, et il ne faut pas craindre la transparence, voire la mise en cause des actions menées. Peut-être ce travail semble-t-il trop dangereux pour certains élus, qui peinent à accepter que leurs décisions puissent être contestées, qui peinent à accepter de reconnaître que leur projet n’est pas nécessairement le seul possible et que toutes les options n’ont pas forcément été étudiées avec une concertation adéquate, ou encore qui peinent à envisager les études d’impact autrement que comme une contrainte.

L’agenda 21 d’Orléans n’en sera réellement un que lorsque son pilotage et son évaluation seront méthodologiquement mis en place. En attendant, il sera condamné à rester au pire un alibi écologique, au mieux un outil d’actions éparses et de communication, improvisé au fil des années.

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