À ne pas oublier!

manifeste "ras la fraise"

à l'occasion de la semaine du goût, qui existe également en Suisse, une citoyenne Helvète a lancé une pétition contre les fruits et légumes hors-saison, ainsi qu'un site qui fourmille d'arguments pour éviter la consommation décalée...

conseils…

Archives

Remise de prix au challenge du poney club d'Orléans

A l’invitation de Pascal Deboudt, président du comité régional d’équitation et fondateur du poney club d’Orléans, je suis allé au challenge d’Orléans qui avait lieu ce week-end. J’y ai appris que cette fédération est une des plus importantes avec 34000 licenciés en Région Centre et près de 450 clubs. Un sport essentiellement féminin, qui nécessite une osmose avec le poney et des qualités de contrôle de soi pour franchir les obstacles.

J’ai vérifié que les équipements lourds (obstacles) financés par la Région ont toute leur utilité, le président du comité régional saluant notre politique d’investissement dans des matériels qui auparavant étaient échangés entre les clubs en fonction des compétitions ce qui fragilisait leur pérennité.

J’ai pu constater que le développement durable est une préoccupation constante chez Pascal Deboudt. De la construction du bâtiment tout en bois incluant box, manège et locaux administratifs aux gobelets réutilisables dans lesquels nous avons bu le « coup de l’étrier », tout est pensé pour que l’impact sur l’environnement de ce sport de nature soit le plus faible possible.Un sport en lien direct avec la nature et qui rassemble un grand nombre des valeurs que je défends. C’est donc avec plaisir que j’ai remis ces prix à des cavalières en grande forme après trois jours de compétition qui ont chaleureusement applaudi les gagnantes par une température polaire.

Je tiens à remercier les organisateurs de cette manifestation à laquelle je reviendrai chaque fois qu’ils m’y inviteront.

Des marchés dynamiques à Orléans

Invité par le président de l’association des marchés d’Orléans, j’ai pu constater le dynamisme de nos marchés et l’intérêt renouvelé des orléanais pour ces lieux conviviaux. Catherine Carré, productrice bio à St Hilaire St Mesmin a fait un compte-rendu de l’année écoulée. Les orléanais privilégient toujours plus la production locale car ils tiennent à savoir d’où viennent les produits qu’ils achètent. La recherche de la fraîcheur et des prix sont également des motivations importantes pour des clients qui sont pour une grande part âgés de 30 à 60 ans. Un renouvellement de clientèle qui satisfait les producteurs et détaillants.

Un seul souci à prévoir pour les commerçants non sédentaires: seuls 10 d’entre eux ont trouvé un repreneur alors que 24 ont  plus de60 ans et aimeraient passer le main dans les prochaines années.

Charles-Eric Lemaigne nous a présenté le projet de nouveau marché du Quai du roi. Deux réunions de travail ont permis de concilier les demandes de l’association et la volonté de la mairie. J’ai posé quelques questions et demandé en particulier que la place aux vélos soit maintenue voire amplifiée. Les cyclistes sont de plus en plus nombreux à se rendre sur ce marché et il manquait des anneaux de sécurité dans le projet côté Pont de Vierzon. Un bus électrique desservira les quais du pont de l’Europe au Cabinet vert toutes les 20 minutes et apportera un nouveau service qui devrait être apprécié.

Un seul point me pose question: le marché optionnel pour la plantation d’un second rang d’arbres le long du Quai du roi au prétexte que le coût serait élevé (!), que les arbres occuperaient des places de parking et qu’ils seraient trop près des habitations. Un arbre tous les 14 mètres ne me semble pas insurmontable et cet espace très minéral mériterait une végétalisation bienvenue. Il me semblait que la ville voulait donner une place à l’arbre en ville, c’est en tout cas ce que dit la charte lancée en grandes pompes l’an dernier…

Cette Assemblée Générale était instructive et l’accueil très amical. Ces moments d’échange et de confrontation aux problèmes rencontrés par les commerçants et producteurs m’ont permis de mieux appréhender les difficultés liées à ce métier par ailleurs très contraignant car il faut être présent dès 6 heures par tous les temps.

L'environnement: "çà commence à bien faire"

Nicolas Sarkozy lors de sa visite au salon de l’agriculture de 2010 avait certainement voulu par ces mots essayer de se mettre dans la poche l’électorat agricole. Nous sommes habitués à ce double discours qui consiste à s’adapter à ses interlocuteurs et à leur dire ce que certains d’entre eux ont envie d’entendre. Ce n’est pas très courageux politiquement mais ce peut être efficace si les médias sont absents. Je considère que ces pratiques donnent une image pitoyable des politiques et que un jour ou l’autre ils paient ce manque de sincérité et de constance qui fait que la confiance s’instaure petit à petit avec les citoyens. Il faut avoir le courage de ses idées et mon expérience me montre chaque jour que savoir dire que l’on n’est pas d’accord avec son interlocuteur permet d’installer un respect mutuel. Si l’on était toujours d’accord, y compris dans le même parti, les débats seraient bien ternes.
Ce qui est sûr, c’est que la visite du Président de la République à Poitiers il y a quelques jours a eu un impact fort sur l’environnement. C’est en effet en avion au départ de Paris qu’il s’est rendu au futuroscope pour ses voeux au corps enseignant. Un voyage plus long en temps que s’il avait pris le TGV qui relie Paris à Poitiers en 1h30 puisque la gare est située à l’entrée su parc à thème et qui a surtout créer des désagréments pour les Poitevins qui tentaient de se rendre au travail ce jour-là. J’ose espérer que le Président de la République a compensé son impact carbone. Si le Président lui-même néglige le réseau TGV, à quoi bon l’étendre avec la ligne POCL ? Plus sérieusement, l’écologie est un mode de vie que monsieur Sarkozy ne partage pas, ne comprend pas et ne veut pas. Comment pourrait-on voter au XXI ème siècle pour une personne qui s’accroche aux comportements insouciants du XXème ?

Le nucléaire : un puits sans fond

Le rapport de l’ASN et ses conclusions selon lesquelles il faudra qu’EDF investisse au moins 10 milliards dans les 10 prochaines années pour sécuriser les centrales nucléaires n’est contesté par personne. Pas même le premier ministre qui a demandé aujourd’hui à EDF de réaliser ces investissements. On est en droit de s’interroger sur plusieurs points: pourquoi laisser 10 ans à EDF pour investir puisque par définition on ne sait pas où et quand une catastrophe peut arriver? Que se passe t’il si une catastrophe survient dans une centrale qui n’a pas encore été sécurisée et pour laquelle EDF prévoyait d’intervenir dans 9 ans ? Ne devrait-on pas investir tout de suite ces 10 milliards puisqu’il en va de la sécurité des citoyens ? Les banques doivent être disposées à prêter à EDF puisqu’elles savent que ce sont les français qui paieront la facture de toute manière.
Mais la vraie question à se poser est celle-ci: doit-on continuer à investir dans un moyen de production d’électricité dont la durée de vie est au plus de 50 ans ? Que fera t’on des déchets ultimes ? On les enterre comme le préconise le ministre Besson alors qu’on sait bien qu’ils resteront dangereux pour des millénaires et que ceux qui tomberont dessus par hasard ne sauront peut-être pas quel dangers ils représentent.
Avec 10 milliards on peut installer des panneaux photovoltaïques qui pourront produire l’électricité de 12 millions de foyers par an et pendant 25 ans au minimum. Sans évacuation de la population pour des centaines d’années dans un rayon de 50 kms en cas d’accident majeur et sans avoir à enfouir les déchets pour des millénaires.
Alors pourquoi continuer à investir dans une industrie dépassée et dangereuse ? Il est temps de tourner la page et de passer à une nouvelle aire, celle des énergies renouvelables.

Les éléments de langage d'Olivier Carré

Entendre Olivier Carré nous expliquer sur France Bleu ce matin que les 35h étaient responsables du manque de compétitivité de la France m’a permis de découvrir une des premiers arguments qui seront martelés par l’UMP pour les présidentielles et législatives à venir. Tout d’abord cette affirmation est fausse et ce n’est pas parce que les élus de l’UMP la martèleront qu’elle deviendra vraie. C’est faux car la France a une meilleure productivité que L’allemagne, Les Etas-Unis ou encore le Japon. C’est faux parce que la moyenne du travail hebdomadaire en France est de 36 h 30, là encore devant l’Allemagne. Ce n’est pas en travaillant plus qu’on travaille mieux. La meilleure preuve est que si l’UMP était si sûre que les 35h sont responsables de tous nos maux, il y a bien longtemps qu’elle les auraient abrogées ! Alors pourquoi marteler ces arguments qui ne résonnent que dans quelques cercles ultralibéraux français ? Pour tenter de cacher 10 ans de gestion calamiteuse de l’économie française ? Pour cacher l’impuissance de la droite française à empêcher la désindustrialisation de la France ? Elle si proche des dirigeants des grandes entreprises françaises qui ne trouve pas le moyen de les empêcher de délocaliser y compris en leur permettant de payer moins d’impôts et de charges que les commerçants, PME et autres petites entreprises ? Où en est la fin des paradis fiscaux promise par Nicolas Sarkozy ? On nous promet la mise en place de la TVA sociale en catastrophe avant les présidentielles alors que ce projet était remisé depuis plusieurs années dans les cartons du chef de l’état. Savoir faire campagne c’est bien, savoir agir quand on est aux responsabilités c’est mieux ! Le gouvernement et les parlementaires qui l’on soutenu devraient méditer cette phrase avant de nous asséner leurs éléments de langage au réveil.

Orléans, absente des vrais enjeux écologiques

En dévoilant il y a quelques jours le « palmarès national EcoQuartier 2011″, le ministère du développement durable s’est félicité du succès remporté par son appel à projet : pas moins de 394 collectivités ont apparemment déposé un dossier pour concourir. Soit environ 2 fois plus que pour la précédente édition, en 2009.
Ces chiffres laissent donc penser qu’en effet les projets innovants d’écoquartier sont plébiscités par les collectivités pour répondre de façon intelligente et concertée aux enjeux du développement durable dans sa dimension de l’aménagement urbain, des déplacements et du logement. Comme le souligne encore le ministère, les écoquartiers sont un engagement fort du Grenelle, l’un des leviers essentiels « de la mutation de la société française vers un nouveau modèle de développement : il vise à favoriser l’émergence d’une nouvelle façon de concevoir, construire, faire évoluer et gérer la ville. C’est en effet en ville que se concentrent les urgences en matière de développement durable, que ce soit dans le domaine environnemental, socioculturel ou économique. Les enjeux sont multiples, de l’étalement urbain à la qualité de l’air, du traitement des eaux usées à la congestion du trafic routier, de l’amélioration du cadre de vie au respect des générations à venir. » On ne saurai mieux dire…
Certaines collectivités ont compris cet enjeu, et se sont lancées il y a déjà quelques années dans des programmes ambitieux, qui permettent de projeter dans le bon sens la ville de demain.
La ZAC de Bonne, à Bordeaux, avait remporté le grand prix national en 2009. Cette année, il y a 2 vainqueurs : la Communauté Urbaine du Grand Nancy, pour l’aménagement du Plateau de Haye, et Lille Métropole, pour le site de l’Union.

Et malheureusement, pas de distinction pour la ville d’Orléans, pourtant si bien représentée dans les hautes sphères du Grenelle de l’environnement… Ceux qui prétendent s’y engager n’y croiraient-ils plus vraiment eux-même ?
Pas même un lot de consolation, pourtant presque innombrables : ni « Prix d’avenir », ni prix « Performances écologiques », que ce soit dans la mention « innovation » ou dans la mention « approche écologique globale », pas non plus pour le prix « Nature en ville » ou la « Qualité du projet à la vie de quartier » (où la ville de Tours reçoit un accessit pour l’écoquartier de Monconseil, seule distinction pour une ville de la région), ni même pour le « Renouvellement Urbain », catégorie « Rénovation de Quartier » ou « requalification urbaine »… Bref, rien de rien…
Et pour cause : Orléans n’a pas présenté de dossier, tout simplement parce qu’il n’a pas encore de projet d’aménagement d’écoquartier, ou du moins n’a-t-il qu’un embryon de projet, rien qui ne ressemble encore dans les intentions et le mode d’élaboration à ce qui caractérise la conception même d’un écoquartier.
Orléans a des projets d’aménagement, mais pas dans la catégorie « développement durable ». Orléans préfèrerait se distinguer dans la catégorie « sport professionnel et grands spectacles », mention « budget record », mais rien n’est prévu à ce chapitre dans le Grenelle. Dommage…
C’est d’autant plus désolant que les intentions étaient bonne, en 2008, lorsque Marie Cugny-Seguin a pris ses fonction d’adjointe au développement durable. Qu’on se souvienne de sa première interview, en avril 2008, sur France Bleu Orléans :

Une grande ambition, à l’époque. Jusqu’à la volonté de faire d’Orléans une « éco-cité », à l’instar de cet autre label qu’a pu attribuer le ministère à 13 collectivités particulièrement motivées par un aménagement urbain plus respectueux de l’avenir de nos enfants. 13 agglomérations qui se sont vues reconnaître ce statut de précurseurs dans les « grands projets d’innovation architecturale, sociale et énergétique » pour « témoigner de l’excellence des acteurs français de l’aménagement et de la construction, et constituer des références à l’échelle nationale et internationale« .
Dommage encore : l’agglomération d’Orléans ne sera pas parmi les Écocités pionnières qui « auront un effet d’entraînement, en permettant la diffusion de nouvelles pratiques, le développement de nouveaux savoir-faire ainsi que des nouveaux métiers de la croissance verte« … Il y a bien dans la liste Metz métropole et Clermont-Ferrand, agglomération de taille comparable à la nôtre, mais pas d’Orléans…
Il faut croire que les actes du maire d’Orléans ne sont pas à la hauteur des discours du rapporteur du Grenelle de l’environnement, et que l’ambition de Marie Cugny-Seguin se sera heurtée à l’arbitrage en faveur d’un adjoint à l’urbanisme complètement sourd à ces idées innovantes. À l’heure où Marie Cugny-Seguin s’en va œuvrer dans un contexte certainement plus favorable à une réelle écoute des enjeux de l’écologie politique, on peut craindre que la dynamique ne sera jamais présente dans cette mandature pour qu’Orléans rattrape les retards qu’elle est en train d’accumuler.

Mourir à Orléans : la marque noire, par François Bon

Il est parfois des faits divers dramatiques pour lesquels il paraît à la fois vain et difficile de trouver quelques mots de commentaire… On aimerait pourtant, comme beaucoup d’autres, souligner cette insupportable absurdité qui aboutit à la mort d’un homme. Une mort qui soulève l’indignation.
Alors il arrive que l’on trouve, presque par hasard, sous les mots d’un autre, une expression qui traduit avec une grande force et une grande justesse le sentiment d’écœurement que provoque cette actualité si proche de nous. Les mots d’un écrivain talentueux, défricheur, et depuis longtemps attentif aux difficultés sociales : François Bon.
Voici quelques extraits de l’article que je vous engage à lire dans son entier en suivant ce lien : Mourir à Orléans : la marque noire

(…) Histoire de compteur, justement. Une phrase étrange dans la Nouvelle République : Une dizaine de voisins, alertés par l’odeur du feu et par les cris, ont réussi à quitter, précipitamment, leur appartement – tous ces gens qui étaient si près n’ont pas pu intervenir ? Probablement que le feu ça va trop vite. (…) Mais quand même, tous ces gens auprès, il n’y en avait eu aucun pour lui proposer de brancher une rallonge sur ses prises, à Roger Thouvenin ? Peut-être qu’il ne demandait pas. On n’ose pas. On n’a déjà tant de mal à avouer, par rapport aux gens qu’on croise, qu’on n’a pas de travail, qu’on n’a plus de quoi payer son loyer, qu’on va se faire couper l’électricité.
(…) C’est trop tard. Il doit y avoir quelques milliers d’autres Roger Thouvenin, à Orléans comme à Tours, et dans chacune de nos villes, partout où vous remarquerez, au fond d’une cour, le même genre d’habitat entre gouttière en zinc, poubelle et vieilles ferrailles, volets déglingués.
A quelle distance sommes-nous, chacun d’entre nous, de la pire précarité et de l’électricité coupée ? On n’a pas forcément besoin d’aller loin dans les amis proches et parfois de la plus haute estime artistique qu’on ait, pour les trouver.
(…) Il faut guetter, peut-être même chacun de nous, où qu’on soit, qu’on n’applique pas sur votre façade la marque noire. Roger Thouvenin n’avait pas vu, ce soir-là, la marque noire. Quand le feu est venu, c’était trop tard.

À quelle distance sommes-nous, en effet, chacun d’entre-nous, d’un tel drame ?
Pour dire que nous pouvons nous-même y être confronté à la suite de ce que l’on nomme pudiquement des accidents de la vie, mais aussi que nous pouvons en être proche, souvent sans même le savoir, de quelqu’un qui sombre petit à petit dans la précarité et l’isolement.
Il faut guetter, même si cela n’est pas facile. Rester attentif, dans une société impitoyable envers ceux qui trébuchent ou que l’on fait trébucher.

Passez à la puissance2d !

Je souhaite la bienvenue à ce nouveau média sur internet et le remercie d’avoir réalisé ce reportage. A consulter sans modération !

Invité de la matinale de France Bleu

Interview sur France Bleu Orléans :

Un PPP pour Georges Chardon

Un Partenariat Public Privé pour reconstruire l’école Georges Chardon à St Marceau, c’est la solution qu’a trouvé l’UMP pour reconstruire cette école qui en avait bien besoin. Mais un PPP est loin d’être un partenariat gagnant/gagnant pour le public et le privé. Le retour d’expérience de 30 ans de PPP dans les pays anglo-saxons montre que le privé gagne toujours à la fin.